‹ Le théosophismeChapitre 145 sur 163 · I. Lotus Bleu, 7 octobre 1890, p · texte numérisé non relu

I. Lotus Bleu, 7 octobre 1890, p

de l'éducation ; c'est dans ce sens qu'il faut entendre des déclarations comme celle-ci : « Le devoir de tous les Théosophes, ayant cet objet (de la fraternité universelle) en vue, est de propager une éducation non- sectaire, dans tous les pays et par tous les moyens pratiques » ^. Mais, de l'aveu même de nombreux théosophistes aujourd'hui dissidents, les œuvres d'éducation et autres de la Société Théosophique ont pris au contraire, avec M™^ Besant, un caractère « sectaire » fort prononcé ; nous croyons d'ailleurs, pour notre part, que cette « évolution » fâcheuse était inévitable, car la Société Théosophique, qu'on le veuille ou non, est une secte comme une autre, et elle l'a toujours été, bien que son allure « pseudo-religieuse » soit certainement allée en s'accentuant. C'est précisément pour donner à leur mouvement le caractère d'une religion, tout en assurant cependant que telle n'est point leur intention, que les chefs actuels du théosophisme insistent tant sur le «moralisme », car ils croient, conformément à la conception protestante, que c'est là l'essentiel en toute religion : « Toutes recommandent les mêmes vertus et condamnent les mêmes vices, dit M. Leadbeater,... et les membres de toutes les religions sont d'accord pour déclarer qu'un homme, pour mériter le nom d'homme de bien, doit être juste, bienveillant, généreux et véridique » -. C'est avec la même intention que les théosophistes développent surtout aujourd'hui des théories comme colles du « karma » et de la réincarnation, et qu'ils s'étendent complaisamment sur ce qu'elles ont de « consolant » ^; du moins, ce sont eux qui les trouvent telles, tandis que d'autres peuvent les apprécier d'une façon tout opposée : simple différence, au fond, dans les dispositions sentimentales de chacun ; mais l'important, quand on veut se rendre compte de la mentalité théosophiste, est de voir combien ce

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