Ibid., ch. IX
4. Myers lui-même, son pré^iilent-foadaleur, avait appartenu pendant trois ans à la Société Théosophique.
devant les tribunaux, et à traiter de « mensonges », maintenant qu'elle était au loin, les révélations des Coulomb ^ ; et les « phénomènes » cessèrent à peu près complètement, tandis qu'ils s'étaient produits en abondance durant le séjour qu'elle avait fait en Europe au cours de l'année précédente 2. A ce propos, nous devons dire que certains croient qu'il n'est plus question aujourd'hui, dans le théosophisme, de ces phénomènes occultes qui tinrent une si grande place dans ses débuts, soit parce qu'on aurait fini par se désintéresser de leur étude, soit parce qu'ils ne servaient au fond qu'à attirer des adhérents (M'"*' Blavatsky elle-même leur attribuait ce rôle, au dire de la comtesse Wachtmeister) ^ et qu'on pourrait désormais se passer d'y avoir recours pour cet usage. En réalité, si les mésaventures de M'"^ Blavatsky ont mis fin aux exhibitions tapageuses, parce qu'elles n'avaient que trop montré combien certaines maladresses sont dangereuses pour la réputation de leurs auteurs, les théosophistes n'en ont pas moins continué à s'occuper du « développement des pouvoirs latents de l'organisme humain », et tel a toujours été le but essentiel de la a section ésotérique », appelée aussi « Ecole théosophique orientale ». Voici un extrait de la déclaration de principes de la Société Théosophique (assez différente de la première déclaration de New-York) qui en donne la preuve : « La Société Théosophique a pour but : 1° de former le noyau d'une fraternité universelle, sans distinction de sexe, couleur, race, rang, credo ni parti ; 2° d'encourager l'étude des littératures, religions et sciences aryennes et orientales ; 3° d'approfondir les lois inexpliquées de la nature et les pouvoirs psychiques latents chez l'homme. Les deux premiers de ces objets sont exoié-
1. Voir la protestation, datée du i/i janvier 188G, qu'elle fit insérer dans une brochure de Sinnett intitulée TheOccuU World phenomena and ihc S. F. P. R. — Voir aussi un article intitulé Jmjes ou calomniateurs ? qu'elle publia un peu plus tard dans le Lotus (juin 1887),
2. Voir Le Monde Occulte, postface du traducteur, pp. 327-3i().