I. L'Occuhisme dans la Nature, p
IIO LE THEOSOPHISME
qui concerne les périodes plus restreintes, Sinuett a affirmé que (( la présente race de l'humanité, la cinquième race de la quatrième ronde, a commencé à évoluer il y a un million d'années », que c'est là «un nombre vrai, que l'on peut prendre à la lettre » (c'est lui-même qui souligne) ^ ; d'autre part, d'après les auteurs des « vies d'Alcyone » auxquelles nous avons déjà fait allusion, « la fondation de la cinquième race remonte à l'an 79997 avant Jésus-Christ » 2; cette dernière affirmation, qui est d'une précision étonnante, ne semble guère pouvoir se concilier avec la précédente, et ce n'est vraiment pas la peine de se moquer des savants qui, sans doute, ne s'accordent guère mieux dans l'évaluation de la durée des périodes géologiques, mais qui, du moins, ne présentent leurs calculs que comme purement hypothétiques. Ici, au contraire, nous avons affaire à des gens qui prétendent être en mesure de vérifier directement leurs assertions, et avoir à leur disposition, pour reconstituer l'histoire des races disparues 3, les « archives âkâshiques », c'est-à-dire les images mêmes des événements passés, enregistrées fidèlement et d'une façon indélébile dans 1' « atmosphère invisible » de la terre.
Les conceptions que nous venons de résumer ne sont au fond qu'une absurde caricature de la théorie hindoue des cycles cosmiques ; celle-ci est en réalité tout autre et n'a, bien entendu, rien d'évolutionniste ; de plus, les nombres qui s'y rapportent sont essentiellement symboliques, et les prendre littéralement pour des nombres d'années ne peut être que l'effet d'une ignorance grossière, dont les théosophistes ne sont d'ailleurs pas seuls à faire preuve ; nous pouvons même dire, sans y insister davantage, que cette théorie est une de celles dont la véritable signification est le plus difficilement accessible aux Occidentaux en général. Pour en revenir aux conceptions théosophistes, si on entrait