I. La Clef de la Théosophie, pp. 71-72, 3. Ibid., pp. 75-7C
LE SERME?JT DANS LE THÉOSOPHISME l/jQ
dente, un homme se met à l'attaquer, à répandre sur elle de scandaleuses calomnies ainsi que l'ont fait tant de gens, il commet alors une faute très grave dont le karma sera extrêmement lourd. Il est toujours grave d'être vindicatif et menteur, mais quand c'est envers celui qui vous a tendu la coupe de vie (sic), ces fautes deviennent un crime dont les effets sont épouvantables »^. Pour se faire une idée de ces effets, il n'y a qu'à se reporter deux pages plus haut, où on lit ceci : « Nous avons pu constater que la populace ignorante qui tortura Hypathie à Alexandrie, se réincarna en grande partie en Arménie, où les Turcs lui firent subir toutes sortes de cruautés » -. Comme M™^ Besant prétend précisément être Hypathie réincarnée, le rapprochement s'impose, et, étant donnée la mentalité des théosophistes, on comprend sans peine que des menaces comme celles-là doivent avoir quelque efficacité ; mais, vraiment, était-ce bien la peine, pour en arriver là, de dénoncer avec véhémence les religions qui, « au point de vue de leurs intérêts, n'ont rien trouvé de plus important et déplus pratique que de supposer un maître terrible, un juge inexorable, un Jéhovah personnel et tout-puissant, au tribunal duquel l'àme doit se présenter, après la mort, pour être jugée » ^ ? Si ce n'est pas un « Dieu personnel », c'est le « karma » qui se charge de sauvegarder les intérêts de la Société ïhéosophique, et de venger les injures qui sont faites à ses chefs !
Revenons aux déclarations de jM""'^ Blavatsky. et voyons maintenant ce qui concerne le serment de silence : « Quant à la section intérieure, appelée actuellement section ésoléricjae, dès 1880, on a résolu et adopté la règle suivante ; « Aucun membre n'emploiera dans un but égoïste ce qui peut lui être communiqué par un membre de la première section (qui