LIT LES
B) Spontanés. — 3 cas.
A côté d’un résultat relativement satisfaisant (obs. XVI) pour lequel il faut également tenir compte de l'influence des ponctions, deux cas où l’action a
été nulle (obs. XVII et XVIII).
IT). Pleurésies séro-fibrineuses tuberculeuses. 4 cas.
Dans les trois observations (XIX, XXI, XXIT) qui se rapportent à des pleurésies séro-fibrineuses chez des tuberculeux pulmonaires avérés, il semble que les injections intrapleurales de thiosulfate aient eu un effet aussi heureux que rapide sur l’épanchement. Par contre les lésions pulmonaires n’ont été aucunément arrêtées dans leur évolution.
Quant à l'observation concernant la pleurésie tuberculeuse primitive (XX), si elle paraît favorable, il est difficile d’y faire la part de ce qui revient au traitement et de ce qui doit être attribué à l’évolution spontanée.
D. — Accidents.
Nous savons quels incidents on peut voir à la suite d’injections intraveineuses de thiosulfate d’or et de sodium. Au cours de nos injections intrapleurales nous n’avons observé que quelques-unes de ces réactions bénignes :
a) Deux ou trois fois, nous avons noté une ascension thermique à 39°, 400, qui a duré moins de vingt-quatre heures. Dans ces cas nous n'avons injecté les deux semaines suivantes que 0 gr. 05 de thiosulfate au lieu de 0 gr. 10, puis nous sommes revenus à la dose habituelle de 10 cgr. sans aucun ennui ; |
b) Une seule fois, nous avons eu une réaction cutanée qui ne s’est d’ailleurs pas reproduite lors de la reprise du traitement, après un mois d'interruption ;
c) Localement, nous n'avons observé aucune
réaction.
a+ Fent PE LTEEL : LE ARE
IIT. — CONCLUSIONS
J. — Avec la plupart des auteurs, on peut admettre que le thiosulfate d’or et de sodium introduit par voie veineuse est un médicament à retenir dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.
IT. — Son introduction par la voie intrapleurale ne nous a paru présenter aucun danger, au moins lorsque la plèvre, déjà touchée, étair devenue moins rapidement perméable. Nous en avons pu réunir vingt-deux observations : ‘
À) Cette méthode nous a donné quelques améliorations dans certaines pleurésies séro fibrineuses tuberculeuses, primitives, ou secondaires à des lésions pulmonaires ;
B) Elle paraît surtout indiquée dans les épanchements purulents compliquant les pneumothorax thérapeutiques. Nous en avons obtenu quelques succès remarquables. Dans la majorité des faits, l'amélioration lente que nous avons observée nous semble devoir lui être attribuée, au moins dans une
certaine proportion ;
C) Dans les pneumothorax non compliqués d’épanchement, notre expérience est encore peu étendue. Dans deux cas, l'injection intrapleurale de thiosulfate d’or et de sodium a provoqué une sclérose rétractile rapide des plus favorables.
Si des recherches ultérieures confirmaient ces premiers résultats, il y aurait là une ressource précieuse chaque fois qu’un collapsus insuffisant du moignon rend la méthode de Forlaniniinopérante.
Vu: le Président de la thèse, LEMIERRE Vu, le Doyen, ROGER. / Vu ei permis d'imprimer :
Le Reeteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLÉTY.