DIAGNOSTIC
On pourrait croire que des symptômes si nettement caractérisés par leur début brusque, douloureux, par la formation très rapide d’une tumeur dure, rénitente, irréductible, le plus souvent pédiculée, dans le vagin d’une femme enceinte, feraient aisément reconnaître la nature de l'affection dont il s’agit.
Ceci est vrai pour les thrombus chez les femmes en couche, car si les cas en sont assez rares, cette affection a depuis longtemps attiré l’attention des cliniciens. Mais chez les femmes enceintes, elle est très peu connue, et tout naturellement le médecin appelé auprès d’une malade atteinte d’un thrombus du vagin, pensera beaucoup plus facilement à bien d’autres maladies qui sont bien plus fréquentes et bien mieux connues.
Les tumeurs variqueuses étant très fréquentes,on pourra souvent être tenté de faire ce diagnostic, lorsqu'il s’agit d’un hématome.
Ces tumeurs existent le plus souvent sur le tubercule
été: très: lents, tandis que le thrombus a atteint en quelques : minutes un volume considérable. Sa coloration est. rouge noirâtre e; il n’est pas réductible par la pression, et la posi- 6 tion de la malade ne lui fait pas changer de volume. Le 2 7 plus souvent encore, on retrouve sur les tumeurs variqueu-
ses des sinuosités décrites par les veines dilatées ; dans le
fhrombus les téguments sont généralement lisses et unifor-
__ mément tendus. |
"tite diagnostic devient encore plus difficile lorsqu'il s’agit de varices enflammées, car ici comme là, il va de la douleur ; la tumeur est dure, irréductible. On pourra cependant se guider sur les caractères de la douleur,qui est plus sourde, gravative dans la phlébite variqueuse, subite et poignante dans le thrombus; sur le développement qui a été lent et
#4 sur la préexistence de varices à cet endroit. Il est vrai que D cette préexistence de veines ectasiées n’exclut pas complè- L: tement la possibilité du dévelopement d’un thrombus après ; leur déchirure traumatique ou spontanée.
} Au palper on trouvera dans la phlébite variqueuse des petits noyaux durs, très douloureux à la pression, plus ou À
Re oo présentent une teinte bléuatre. carac. Le Se : éristique ; Pévolution et l'accroissement de la tumeur ot
moins ie deg uns des autres: tandis que dans. Phétaa tome la tumeur, si elle n’est TS, de consistance complète- a “ ment uniforme, et si elle présente des endroits où elle est plus molle, la plus grande partie de la surface est rénitente, | D mais non dure. j LME - De plus, la phlébite ne va pas sans certains accidents | généraux d'infection, qui n'existent pas dans l'hématome, | ‘excepté quand il a été secondairement infecté.
Les kystes du vagin, surtout les gros kystes uniques, peuvent faire croire à l'existence d’un thrombus, d'autant plus que ces kystes peu développés pendant l’état de vacuité de l’utérus n’atteignent une dimension considérable que pendant la grossesse à cause de lactivité nutritive que celle-ci imprime à tout l’appareil génital.
Ces kystes se pédiculisent par leur poids et viennent faire saillie à la vulve comme le thrombus ; mais ils sont indolores, fluctuants, quelquefois translucides. La fluctuation qui est assez facile à trouver dans un kyste pédiculé ne peut généralement être perçue dans le kyste sessile que par le toucher vaginal et rectal combinés, si cette tumeur siège dans la paroi postérieure. Quand les kystes sont multiples le diagnostic est plus facile.
La coloration de là muqueuse ne change pas sur les kystes, tandis qu’elle fonce beaucoup dans le thrombus, Si le kyste suppure, il y à naturellement de la rougeur intense, de la chaleur locale, qui feront aisément distinguer cette poche purulente d’un hématome vaginal.
L’'hématocolpos latéral c’est-à-dire Ia collection de sang è
as son en A ae niveau “+ Vuté-
l'union du tiers supérieur avec le tiers moyen du NAS .… Les corps fibreux et les polypes du vagin surtout quand is sont oedématiés ou ramollis peuvent faire croire à
l'existence d'un thrombus ; les bémorragies qu'ils occa
sionnent quelquefois peuvent être un élément d'erreur.
Mais un interrogatoire détaillé, montrant que la tumenur
| est apparue après des tiraillements prolongés dans la région. sans douleur subite ; l'examen de cette tumeur, de son aspect, de sa HR nous mettront sur r la voie du diagnostic.
La cystocèle sera difficilement confondue, ainsi que la rectocèle, avec un hématome du vagin. La réductibilité complète de la tumeur, son apparition lente, l'aspect normal ou cutifié de la muqueuse. Pindolence presque complète en dehors des troubles de la miction ou de la défécation qu'elle provoque feront faire le diagnostic. De plus, le cathétérisme ou le toucher rectal nous éclaireront complètement. Il est vrai que dans l'hématome il y a un léger degré de procidence de la paroi rectale antérieure, mais il est impossible de confondre ce petit enfoncement avec Ja rectocèle
vraie.
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(ras, tandis que les hématomes s'arrêtent généralement MASTER