‹ Le tiers état à DraguignanChapitre 78 sur 198 · Maunier · texte numérisé non relu

Maunier

Tandis que d’aucuns s’élevaient par les charges, voici des “ peyroliers ” de père en fils, entrés, à la faveur d’une alliance, dans les rangs de la première noblesse de la Province. Anne Maunier était-elle une héritière, une beauté, ou les deux ensemble ? Le romande sa vie, qui débute par une aventure assez mystérieuse, autorise bien des suppositions. Orpheline de père, enlevée vers 1645, à 17 ans, et épousée même par Louis Barras

de la Roque (peut être de la vieille maison provençale de ce nom, encore qu’on n’ait pu l’y rattacher), ses ascendants parvinrent à obtenir par arrêt la dissolution de son prétendu mariage et la placèrent à Aix.

Là, elle fut recherchée, malgré son accident, par un jeune docteur en médecine, déjà professeur agrégé de l’Université de la ville, sans doute de la famille parlementaire des Foresta, lequel lui donna son très noble nom, relevé encore par la distinction du savoir et du mérite, et en eut plusieurs enfants.

Louis de Foresta, retiré à Draguignan vers 1656 et qui y vécut vingt-cinq ans au moins, comptait plus d’un proche parent par alliance dans la passementerie et la chaudronnerie.

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