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Un bon album dispense au besoin d’un catalogue. Ne traitant que de la France ici, nous ne nous occuperons pas des recueils consacrés aux autres pays. Nous ne connaissons que deux albums véritablement pratiques : le premier, celui de M. Girard, à feuillets mobiles, très bien typographié el contenant les places pour toutes les variétés ; le second, de MM. Yvert et Tellier, lithogra-
phié, qui a paru il y a quelques années. Pour les catalogues,
un seul est bien complet : c’est celui que publie mensuellement M. Roussin dans son journal fort bien fait, l'Amni des timbres. Malheureusement il nè donne pas les prix des raretés. C’est pour celle raison que nous avons joint à cet ouvrage un catalogue complet, avec les prix, aussi approximalivement qu'on peut les donner, de toutes les variétés de timbres français et des colonies.
Il s’est élevé dernièrement un grave débat dans le monde des collectionneurs, pour savoir si on devait dire philatèle ou timbroplile. Quoique ce dernier terme soit un mot hybride, nous le préférons à celui de philatèle, dérivant de philatélie (du grec philos, ami, et ateleia, exemption de tribut). Du reste, la majorité des académiciens qui ont élé interviewés par des collectionneurs ont
répondu dans le sens de /imbrologie ou timbrophilie. Voici, à titre
de document, et pour finir, quelques-unes des opinions sur ce terme tant discuté :
Parlant incidemment à M. Victorien Sardou, de l’Académie française, de ces nombreux néologismes, nés de commerces nouveaux, il a bien voulu répondre textuellement ceci :