‹ Le timbre-poste francaisChapitre 34 sur 219 · ET PT · texte numérisé non relu

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kers, député, nommé directeur des postes et télégraphes, s'adresse à la Monnaie de Bordeaux :

Monsieur,

M. de Maintenant, inspecleur général des finances, a fait connaitre au ministre des finances que vous étiez en état de fabriquer, dans un bref délai, les timbres nécessaires à l'affranchissement des correspondances.

Une décision du ministre, en date du 19 octobre courant, m'autorise à m'entendre avec vous pour que, vu l'urgence, la fabrication commence le plus tôt possible. '

Le directeur des postes de la Gironde devant remplir les fonctions de - garde-magasin des timbres-posle, je lui écris aujourd'hui une longue lettre qu'il vous montrera et par laquelle je lui prescris de s'entendre avec vous et avec M. de Maintenant, pour arrêter les dispositions à prendre, afin d'éviter la contrefacon des nouveaux timbres et leur emploi après qu'ils auraient servi.

J'appelle tout spécialement votre allention sur ce point important, et je ne doute pas que vous trouviez des procédés de fabrication qui enlèvent toute crainte à ce sujet.

Je vous remercie d'avance, Monsieur, de Lout ce que vous voudrez bien faire pour venir en aide à l'administration dans ces moments difficiles.

Veuillez agréer, etc.

Signé : STEENACKERS.

Le 3 novembre 1870, un traité fut signé entre MM. de Maintenant, Lapouyade et Delebecque pour arrêter les conditions de fabrication :

« 1° M. Delebecque s'engage à fabriquer jusqu'à concurrence de 4,000 feuilles de #00 limbres-posle par jour, en suivant, pour chaque catégorie de 1, 2, 4, 5, 10, 20, 30, 40 et 80 centimes, les proporlions qui lui seront indiquées par l’administralion des postes, moyennant trente centimes la feuille de 300 timbres ou un franc par 1,000 timbres.

« 2° Le prix sera payé mensuellement sur mémoire arrêté entre MM. Delebecque et Lapouyade.

«3° L'administration se réserve le droit de cesser ses commandes quand bon lui semblera et sans que M. Delebecque ait droit à aucune indemnité relativement aux dépenses que lui occasionnera son oulillage, dont la partie essentielle devra être détruite au jour fixé par l’administralion pour la cessation de ladite fabrication.

« 4° Le directeur est autorisé à fabriquer par jour jusqu'à 4,000 feuilles de 300 timbres. Le chiffre de celte fabrication pourra êlre élevé, sur la demande du directeur des postes, si les besoins l'exigent.

« La fabrication exigeant, pour êlre régulière, un minimum d'approvisionnement de 20 jours, il est accordé, à partir du jour de l'avis donné au directeur, un délai de fabrication. Ce délai est fixé à 10 jours seulement.

« Les mesures utiles seront concerlées pour éviter la contrefaçon, ainsi que le lavage des timbres ayant déjà servi. |

« 5° La fabrication commencera le 5 novembre 1870 et sera conlinuée sans interruplion.

« 6° A l'appui du présent marché, il sera joint un tableau indicatif des dispositions des bureaux de fabrication et d’exploitalion ainsi qu'un règlement administratif déterminant l’ensemble de toules les opérations concertées d'un commun accord pour les travaux d'ordre, de livraison et de comptabilité, conditions auxquelles les parties contractantes prennent l'engagement réciproque de se conformer ponctuellement. »

Au moment de la guerre de 1870-71, il existait du nouveau type de l'Empire :

1 centime olive clair. | 1 — olive foncé.

LE TIMBRE-POSTE FRANÇAIS re

2 centimes brun foncé.

Mas 2 2

He

5 francs

brun-rouge vif.

gris-perle.

-gris violacé.

bistre-jaune.

bistre pâle.

bleu terne.

bleu vif.

brun-marron pâle.

brun-marron vif.

vermillon pâle.

vermillon vif.

rose.

carmin.

lilas pâle.

lilas pâle avec la valeur bleu pâle.

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