‹ Le timbre-poste francaisChapitre 80 sur 219 · RER · texte numérisé non relu

RER

. LE TIMBRE-POSTE FRANÇAIS 191 e

20 centimes bleu. %

25 — bleu. %

| 30 — brun. +4 C' e g Ÿ y : 40 — vermillon. 4 80 — carmin. 2

Deux valeurs sont rares : les 2 el 4 centimes, qui furent très E peu employés. | nn En 1877, le nouveau modèle de Sage, le groupe allégorique, la Paix et Mercure s'unissant pour régner sur le monde, adopté depuis l’année précédente pour la France, est envoyé aux colonies ; les feuilles ne sont pas perforées.

1,2, 4, 5, 10 centimes vert.

15 — gris (rare).

| 20 — brun.

1 25 . — bleu terne. :

25 == outremer.

DU &SD — brun.

| © 40 — vermillon.

F5 — carmin.

1 franc bronze.

De 1878 à 1880 les nuances nouvelles sont mises en circulation.

És 1 centime noir sur bleuté.

2 centimes brun rouge

4% — violet sur bleuté.

704 D vert sur vert.

à 10 — noir sur mauve.

D — bleu sur bleuté.

; . 20 — bistre sur vert. | | 4 . 25 — noir sur rouge (rare).

4 25 — jaune.

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33 centimes noir sur orange (envoyé aux colonies en avril 1880 el très peu en usage).

En 1877, toutes les colonies se servaient d'une carte postale uniforme. Les dimensions étaient les mêmes que celles de la carte française. Sous la légende CARTE POSTALE le filet élait plus long. La légende était la suivante : Prix pour la FRANCE, l'AL- GÉRIE el les COLONIES FRANCAISES el les PAYS ÉTRANGERS 20 CENTIMES.

avec lesquels l'échange des cartes est autorisé En dessous l'encadrement, à l'angle inférieur gauche, Marine, 1876 (696); l'impression était noire sur carte blanche.

2e type du timbre des colonies francaises.

Les colonies asiatiques se servaient d'une carte bleu clair dont l'encadrement était formé de petites fleurs à quatre pétales. Comme légende : en haut CARTE POSTALE, avec la désignation du pays où celte carte pouvait servir (Cochinchine, Cambodge, Hué, Tonkin, Annam). $

En 1881, le gouvernement adopte un modèle spécial de timbreposte représentant une femme assise, appuyant sa main droite sur une ancre et tenant dans la main gauche la hampe d'un drapeau tricolore déployé; dans le fond, on aperçoit un vaisseau ; en haut à droite on lit : coconiEs, posres. Dans le bas, RÉPUBLI- QUE FRANÇAISE: La valeur, en gros chiffres, est contenue dans un cartouche carré. Une innovation se faït pour cette série : les timbres sont enfin piqués, comme ceux de la mère patrie.

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Les nuances et les valeurs furent les mêmes que pour ceux en cours en France. Il y a lieu seulement de signaler le 25 centimes, qui parut d’abord'en jaune, puis fut remplacé peu après par le 25 centimes noir sur rose. é

En 1884, les chiffres-taxe furent envoyés aux colonies; les feuilles ne furent pas perforées ; les valeurs furent les mêmes que pour la France, sauf les 1,2 et 5 francs noirs, qui ne furent jamais mis en vente; seuls les 1, 2 et 5 francs bistres ont été employés.

En 1885 on fabriqua des cartes postales pour toutes Les colonies :

10 centimes noir sur lilas;

10 +10 centimes noir sur vert d’eau (avec réponse).

En janvier 1892, on émet des bandes pour imprimés; les couleurs sont celles de la métropole, le timbre est le type déesse.

1 centime noir sur papier bulle.

2 centimes brun —

3 — orange —

Puis une enveloppe 5 centimes vert sur blane, et enfin en mars une carte postale 10 centimes noir sur chamois.

A la demande des administrations élrangères, il a été réimprimé en 1887 un millier de séries des timbres-poste coloniaux suivants :

1859-65 (aiGce) : 1, 5, 10, 20, 40 et 80 centimes.

1871-77 (napozéon) : 1, 5, 10, 20, 40 et 80 centimes.

1871-1877 (RÉPUBLIQUE) : 10, 20 et 25 centimes.

1877 (GROUPE ALLÉGORIQUE) : 1, 2, 4, 5, 10 (verts), 15 (gris), 20 (brun), 25 (bleu), 30, 40, 75 centimes (carmin), 1 franc.

1879 : 1,2, 3 (jaune), 3 (gris), 4, 10 (noir sur lilas), 15 (jaune), 15 (bleu), 20 (bleu), 20 (brun sur vert), 25 (noir sur rouge), 25 (jaune), 35, 40 centimes, 5 francs violet.

On remarque dans cette série la réimpression des 3 ocre et D 43

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gris, du 20 centimes bleu (erreur) et 5 francs violet, non dentelé, bien que ces timbres n'aient jamais eu cours aux colonies.

Enfin, on rencontre des limbres de la métropole, avec une ancre dans l'oblitération. Ce sont des Limbres pris par des paquebots et oblitérés. Nous avons eu entre les mains différentes valeurs de l'empire couronné ou non et de la République de 1872.

Les bureaux coloniaux, imitant ceux d'Angleterre, se livrèrent, de 1885 à 1894, c'est-à-dire pendant douze années, à des débauches de surcharges dont on n’a pas idée et que nous indiquerons,

en passant rapidement sur les particularités relatives à chaque colonie. La plupart de ces surcharges n'avaient aucune raison d’être; elles élaient créées dans un but de spéculation, et deux ou trois marchands en furent les instigateurs. Certaines de ces surcharges atteignent des prix que nous pouvons taxer de fabu- | leux, vu leur peu d'intérêt et surtout leur caractère tout à fait fantaisiste.

Le ministre avait beau envoyer des circulaires aux directeurs coloniaux, cela ne faisait rien, les surcharges continuaient quand même ; le prétexte élait si plausible : manque de timbres d’une ou plusieurs valeurs! Vite on prenait les feuilles d’une valeur en excédent et l’on barbouillait de caractères typographiques toutes. les vigneltes pour obtenir de jolies choses, comme celles que nous mettons sous les yeux de nos lecteurs pour leur donner une idée du soin apporté à ces surcharges.

Nous donnons ici le conseil, déjà suivi par un grand nombre de collectionneurs, de rejeter toules les surcharges, quelles qu’elles soient, sauf celles des bureaux du Levant, qui sont officielles et qui, elles, du moins, ontune raison d'être, comme nous le verrons. La valeur que les marchands atlribuent à certaines surcharges tombera rapidement. On ne doit les mettre dans une

collection que comme curiosité si on y lient, mais pas à un autre titre.

En 1892, pour remédier à tous les abus signalés de toute part par les collectionneurs et les marchands sérieux, le gouvernement décida la création d’un nouveau type portant le nom de chaque colonie.

La gravure fut confiée à M. Mouchon. Le sujet, sans style bien défini, quoiqu'on l'ait qualifié un peu pompeusement de Renaissance, représente (toujours l’allégorie!) /a Navigation et le Commerce faisant flotter sur les mers les couleurs françaises. Était-il

possible d'imaginer un sujet aussi plat et aussi peu moderne que

3c type du timbre des colonies francaises.

celui-la? Dans un siècle où l’on a appliqué la vapeur et l'électricité, en être réduit à emprunter de semblables métaphores, c'est bien malheureux, pour ne pas dire plus.

Si l'on examine (à la loupe) la vignette, on peut se rendre compte à peu près que les deux figures allégoriques sont assises sur la proue d’une barque; la Navigation tient de la main gauche la hampe du drapeau tricolore, et de la main droite un gouvernail ; le Commerce tient aussi la hampe, et la main gauche supporte wne corne d'abondance; les mots RÉPVBLIQUE FRAN- CAISE, coLonies, postes, dominent le sujet.

Là valeur est mise dans un cartouche pris sur la proue, et

enfin le nom du pays est mis dans un petit cartouche rectangulaire situé en dessous.

En OCT NS CET EU LA SET

Dix-sept colonies furent d'abord servies :

Sultanat d’Anjouan ;

Golfe de Bénin ;

Congo français;

Côle d'Ivoire ;

Diégo-Suarez et dépendances ;

Guyane ;

Guinée ;

Établissements de l'Inde :

Indo-Chine ;

Martinique ;

Mayotte ;

Nouvelle-Calédonie et dépendances :

Obock ;

Établissements de l'Océanie ;

Réunion ; |

Saint-Pierre et Miquelon.

Puis, de 1893 à 1895, successivement viennent s'ajouter les colonies suivantes et quelques-unes modifiées :

Diégo-Suarez;

Sénégal et dépendances ; ; £

Soudan français ;

Sainte-Marie de Madagascar ;

Bénin ;

Nossi-bé ;

Dahomey et dépendances.

Soit en tout 23 séries, comprenant 13 valeurs, 2 cartes postales, 2 cartes-lettres et 3 enveloppes dont voici la nomenclature :

1 centime noir sur bleuté; nom de la colonie en rouge. e-

2 cenlimes brun sur paille ; — bleu.

L 4 centimes brun sur bleuté; nom de la colonie en bleu.

È 5 — vert sur vert clair; — rouge.

10 — noir sur Mauve; — bleu.

è 15 — bleu (quadrillé); —— rouge.

} 0: — brun sur vert ; — bleu. Le 25 — noir sur rose; — rouge.

30 — brun sur bistre ; — bleu.

1 40 — vermillon sur paille ; — bleu.

| 50 — carmin sur rose ; — bleu.

! 15 — violet foncé sur jonquille ; —— rouge. Ê 1 franc vert sur paille; — rouge.

| - Cartes postales :

| 10 centimes noir sur vert d’eau; nom de la colonie en bleu. k: 10 + 10 ME bleu.

E Cartes-leltres :

15 centimes bleu sur gris ; nom de la colonie en rouge. 25 — noir sur rose. — rouge.

Enveloppes :

5 centimes vert sur verdâlre ; nom de la colonie en rouge. 45 — bleu sur bleuté; -- rouge.

4 25 — noir sur rose; — . rouge.

En résumé, cetle émission mit donc dans la circulation 460. timbres nouveaux ; cela fit le bonheur des marchands, et surtout du gouvernement. En deux mois, on en vendit, à ce qu'il paraît, pour douze cent mille francs, et il arriva ce fait, qui peut paraître invraisemblable, c’est que des séries entières se lrouvèrent épuisées avant d’avoir été aux colonies! Nous allons terminer maintenant celte partie en parcourant les divers pays qui ont eu recours aux timbres surchargés.

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