‹ Le tintoret, opera en 3 actesChapitre 32 sur 34 · LUZZI-SCHIAVONE · texte numérisé non relu

LUZZI-SCHIAVONE

Est-elle donc sa fiancée ?...

On n'en peut douter à les voir.

L'artiste est fier à la pensée Que l'art met tout en son pouvoir !

Toute espérance est dépassée :

Qui donc eût pu le concevoir ?

C'est une noble fiancée Que le vainqueur va recevoir.

Le Duc s'avance et prenant la main de sa pupille il la place dans celle du Tintoret.

Si j'ai contrarié, tuteur inexorable.

Votre naissant amour, Je voulais l'éprouver et le savoir capable

De durer plus d'un jour.

A Faustina.

Pardonne à ma tendresse Si pour ton bien je fus cruel !...

Au Tinloret.

Garde sa main. C'est moi qui te la laisse !... Et vous serez unis dignement à l'autel :

Le génie est une noblesse : ,

La plus haute, vraiment, car elle vient du ciel !.

ENSEMBLE

LE TINTORET. lui saisissant la main

J'embrasse la main qui me donne Un trésor chéri tendrement...

FAUSTINA, embrassant le Duc

Je sais combien votre âme est bonne...

Je vous bénis en ce moment...

TOUS, montrant le tableau

Rendons grâce à la Madone Qui bénit le peintre et l'amant.

Le Tintoret et Faustina, la main dans la main, sont entourés par chacun et félicités. Ils rayonnent .. et la joie est sur tous les visages.

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