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III. — Liber avec des fibres, mais sans cellules scléreuses

Taxinées, Taxodinées, Araucariées, Cupressinées, Ulmacées,. Morées (sauf Morus), Lonicérées, Malvacées, Rhamnées, Amydalées, Juglandées, Papilionacées, etc.; les genres Camphora, Sassafras, Sambucus, Styrax, Illicium, Croton, Hura, Cydonia, Pirus, Sorbus, Mespilus, Acacia, etc.

IV. — Liber secondaire avec des fibres et des cellules scléreuses,

C'est le cas le plus général, aussi doit-on subdiviser ce groupe, suivant l’arrangement et la structure intime des divers éléments constitutifs du tissu criblé.

(1) J. MoLLer. — Anatomie der Baumrinden, Berlin, 1882.

Mogzzer donne la classification suivante :

1. — Eléments libériens répartis en strates régulières. — Cupressinées, Taxodinées, Taxinées, Bétulacées, Ulmacées, Morées, Oléacées (sauf Ligustrum), Malvacées, Simarubacées, Anacardiacées, Juglandées, Myrtacées, Rosacées, Mimosées, beaucoup de Papilionacées, ete.; les genres Castanea, Liquidambar!, Sambucus, Lonicera, Styrax, Magnolia, Tamarix, Atlanthus, etc; etc.

2. — Eléments sclérifiés disséminés sans ordre dans le tissu criblé. — Abies, Picea, Larix, Jasminum, Strychnos, Datura, Croton, Hura, Cassia, etc., ainsi que presque toutes les espèces des familles suivantes : Artocarpées, Rubiacées, Monimiacées, Amygdalées.

3. — Pas de cristaux dans le liber secondaire. — Daphnoïdées, Protéacées, Berbéridées, Capparidées, Malvées, Sterculiées, ete.; les genres Laurus, Jasminum, Styrax, Vitis, Myristica, Camellia, Tamarix, Hura, Ilex, quelques Croton, ete.

k. — Ilots de fibres libériennes, entourées de fibres cristalligènes cloisonnées (Kammerfasern). — Cupulifères, Salicinées, Tiliacées, Sapindacées, Clusiacées, Rhamnées, Juglandées, Malpighiacées, Pomacées, Mimosées, Papilionacées (sauf Cytisus, Colutea); Liquidambar, Citrus, Acer, Cassia, Ceratonia, etc.

5. — Cristaux indépendants des éléments scléreux. -— Ulmacées, Morées, Artocarpées, Laurinées, Rubiacées, Caprifoliacées, Oléacées, Apocynées, Solanées, Saxifragées, Gentianées, Araliacées, Bignoniacées, Amygdalées, ete.:; Strychnos, Rhamnus, ÆEsculus, Amyris, Simaruba, Guiacum, Quillaya, ete.

6. — Cristaux de formes diverses, épars dans le liber secondaire.

a. CRISTAUX EN oursiNs (Drusen). — Aristolochia, Myrius, Eugenia, Punica, Theobroma, ete.

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b. CRISTAUX PRISMATIQUES ISOLÉS. — Morées, Ulmacées. Sapotacées, Papilionacées, Rosactes, Apocynées, Acérinées, Mimosées, etc.; Platanus, Periploca, Strychnos, Pinus. Paswlonia, Illicium, Pittosporum, Malpighia, Buxus, Phyllanthius, Xanthoxylon, Amyris, Eucalyptus, Cassia, Ceratonia, Citrus, Zizyphus, Nerium, etc.

€. DABLE CRISTALLIN. — Cupressinées, Bignoniacées ; Sequoia, pr ù . nes » */] @ s :

Araucaria, Cinchona, Datura, Solanum, Aucuba. Lycium. ete.

d. Ravnipes. — Cinnamomum, Exostemma, Coto.

6. CRISTAUX PRISMATIQUES ISOLÉS ET RAPHIDES À LA FOIS. — Galipea.

f. CRISTAUX PRISMATIQUES ET MACLES (Drusen). — Bétulacées, Cupulifères, Artocarpées, Salicinées, Corylacées, Sapindacées, Anacardiacées, ete.:; Vrburnum, Cornus, Ribes, Rhamnus, Cœsalpinia, Rhus.

Sg-. CRISTAUX PRISMATIQUES ET SABLE CRISTALLIN. — Certaines Solanées. Gentianées ; Sambucus, Tectona, ete.

A. SABLE CRISTALLIN ET RAPHIDES. — Oléacées.

î. MacLes ET RAPHIDES. — Anpelopsis.

7. — Tubes criblés, avec crible simple (type Courge) (1). — Ulmacées, Morées, Artocarpées, Laurinées, Verbénacées, Sapotacées, Berbéridées, Capparidées, Sterculiacées, Sapindacées, Malpighiacées, Rosacées, Papilionacées, Cœsalpiniées, Rhamnées, beaucoup d’Asclépiadées, de (Gentianées, etc. ; Aristolodna, Cinchona, Camellia, Citrus, Pistacia, Gaiacum, Cucurbita,

Punica, etc.

8. — Tubes criblés avec plages criblées obliques [type Vigne). — Cupressinées, Taxinées, Abiétinées, Bétulacées, Corylacées, Salicinées, Asclépiadées, Apocynées, Solanacées, Sapo-

(1) Nous avons vu, d’après les recherches de L.-J. Léger, qu'il ne faut plus attribuer autant de valeur à ce caractère et au suivant, puisque dans le liber secondaire de certaines .plantes, les deux types de cloisons criblées peuvent se

rencontrer.

RUE tacées, Malvacées, Saxifragées, Cornées, Euphorbiacées, Myrta-

cées, etc...

9. — Tubes criblés à diamètre plus large que celui des cellules de parenchymelibérien.—Tiliacées, Juglandées, Simarubacées, Caprifoliacées, Morées, Mimosées, Magnoliacées, etc. ; Fagus, Castanea, Ulmus, Fraxinus. Pyrus, Gymnocladus, ete.

10. — Rayons médullaires libériens élargis en éventail vers l’écorce primaire. — (Corylacées, Laurinées, Sapotacées, Éricacées, Malvacées (s. 1). Magnoliacées, Euphorbiacées, Légumineuses, Amygdalées, Diosmées, etc. :; Strychnos, Aristolochia, Daiura, Camellia, Rosa, etc.

11. — Développement intercalaire des rayons médullaires libériens.—Sapotacées, Capparidées,Buttnériacées, Tiliacées.ete.; Malpighia, Croton, Anacardium, Galipea, Mespilus, ete.

L'accroissement intercalaire dans ces familles ou ces genres est irrégulier, et donne lieu souvent à des élargissements locaux des rayons médullaires. D'une façon générale, la largeur de ces derniers est assez constante et prend une importance caractéristique. Dans beaucoup d'espèces et aussi parfois dans des genres et des familles presque tout entiers, on trouve des rayons médullaires composés d'un nombre de files de cellules assez constant. Citons nr exemples :

. RAYONS MÉDULLAIRES A 1-2 AssisEs.— Conifères, Asclépiadées, Salicinées, Oléacées, quelques genres d'Euphorbiacées, etc. ; Alnus,Castanea,Jasminum, Vitara M erium, Lycium, Datura, Camellia, Quassia, Gaiacum. Punica, Spiræa, etc.

RAYONS MÉDULLAIRES A PLUS DE 2 ASSISES, MAIS TOUJOURS PEU ÉLARGIS. — Ulmacées, Morées, Artocarpées, Laurinées, Malvées, Magnoliacées, Sapindacées, Anacardiacées, Pomacées, Rubiacées, Amygdalées, ete. ; Liquidambar, Sambucus, Strychnos, Styrax, Myristica, Simaruba, Ceratonia, etc.

€. RAYONS MÉDULLAIRES TRÈS LARGES.— Ampélidées, Stérculiées, Tiliées, beaucoup d'Amentacées, etc. ; Aristolochia, Tamarix ; Ribes, Menispernum, Anacardium, Rosa, Quillaya. Cytisus, Robinia, ete.

mat

On pourrait encore faire un groupement des plantes dans lesquelles les rayons médullaires se sclérifient entre les cordons libériens qu'ils réunissent : soit qu'il se forme des ilots de cellules scléreuses à la hauteur mème des strates fibreuses du liber ; soil que la sclérification se manifeste d’une façon plus ou moins profonde dans toute l'étendue du rayon médullaire.

12. — Rayons médullaires libériens sans cristaux. — Conifères, Bétulacées, Salicinées, Rhamnées, Myrtacées, Pomacées, beaucoup de Légumineuses, etc. ; Datura, Coto, Artocarpus, Buxus, Guaïacum, ete.

13. — Cristaux localisés dans les rayons médullaires, pas dans le parenchyme libérien. — Malvées, Sterculiées, Capparidées, Buttnériacées, Aristolochia, Vitis, ete. : Séyrax, Vitis, Menispermum, Myristica. Hicium, Berberis, Croton, etc.

14. — Liber sans cristaux, ni dans le parenchyme, ni dans les rayons méduliaires. — Eléagnées, Protéacées ; Laurus,

Daphne, Jasminum, Erica, Magnolia, Mahonia, Camellia, Ilex, [ura, Cytisus, Colutea, ete.

Il est facile de voir,par ce groupement des caractères que fournit le liber secondaire des Dicotylédones et des Angiospermes, quel profit on doit en tirer dans les recherches d'anatomie systématique, et principalement dans les diagnoses, des écorces et des tiges usitées en Matière médicale.

Il nous paraît inutile d’'insister davantage, car il faudrait passer en revue tous les travaux anatomiques parus depuis celui de Mazrer. D'ailleurs dans les ouvrages classiques s'occupant spécialement des Drogues d’origine végétale, les caractères anatomiques occupent une place des plus importantes.

Il nous reste simplement à signaler les formes diverses que peut revèlir l'appareil sécréteur dont la présence dans le tissu criblé secondaire est extrêmement fréquent.

Réservoirs secréteurs dans le liber.

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