‹ Le Tombeau de Charles BaudelaireChapitre 27 sur 44 · LE PARANYMPHE D UNE NYMPHE MACABRE · texte numérisé non relu

LE PARANYMPHE D UNE NYMPHE MACABRE

— Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle, Et que languissamment je me tournai vers elle Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus !

Je fermai les deux veux, dans ma froide épouvante, Et quand je les rouvris à la clarté vivante, A mes côtés, au lieu du mannequin puissant Qui semblait avoir fait provision de sang,

Tremblaient confusément des débris de squelette, Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer, Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.

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