‹ Le tombeau de Louis Ménard: monument du souvenir élevéChapitre 16 sur 81 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

la plus harmonieuse entre toutes, la plus féconde en chefs-d'œuvre et en actions sublimes, la religion du Beau et de la Force: le polythéisme des Grecs.

Avec une ironie sacrilège, mêlée de regrets attendris, Henri Heine proclama la mort des dieux, la ruine et la désolation de leur Olympe. Pour Ménard, le paganisme est éternel. Rien n'est vil dans le paradis de Zeus.

Sans relâche, il sacrifia donc aux dieux de son Panthéon. Prêtre du Beau^ écrit quelqu'un ; moine grec, comme Stendhal le dit de Saint-Nil ; près tre païen, selon la naïve expression de Fontenelle en son exquise Histoire des oracles : Louis Ménard a été tout cela. Il sut faire renaître en son âme contemporaine toutes les vertus antiques. Ce fut le dernier fidèle d'une religion morte, l'hiérophante suprême, gardien des trésors, à qui fut confié le

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