SE P
Vous ne voulez pas ? Eh bien la liberté, libertas. Je m'en vas. Au revoir.
COLIN
Ah 1 par ma foi , nous fommes bien heureux d'en être quittes.
FANCHETTE
Ah 1 la vilaine chofe qu'un ivrogne!
SEP, revenant.
Dites donc , enfans de la joie , voulez-vous bien me permettre d'allumer ma pipe à votre feu ?
FANCHETTE
Tu as parlé trop tôt. Ah ! le voilà encore.
COLIN
Mais , pargué , ne criez pas (1 fort , papa.
SEP
Eft- ce que je parle haut ? Je fais pourtant des ef-
22 LETONNELI
forts pour adoucir ma voix. ( // par\
FANCHETT Èy^. ) Oh ! je m'en vais, moi ; car il ne finira pai.
SEP, l'arrêtant.
Reftez , reftez donc-là, p'tite mère ; que je r» pas. ( appercevant la bouteille, ) Ah , ah / qu'ett-eèvehaffe vin ? Eft-il bon , enfans ? Voyons, je fuis altéré co\* Du les diables. ( Il boit. ) Vous voulez bien me permetiou* ( Il boit. )
C O L I N , à Fanchette , qui s impatiente. Mais Fanchette, que veux tu ? Vaut mieux le lailTer que de Tobftiner. Eh bien , patron , êtes vous défahéré.?
SEP
Pas tout- à fait , mais cela viendra. Oh ça, qu'eft-ce que je voulois dire? Oui... Souvenez-vous de ça, je m'en retourne chez moi paifiblement."
COLIN
Où allez-vous donc ? ce n'eft pas par-là.
SEP, frappant d'un bâton.
Hé / Maître Martin ? ( A Colin & Fanchette , qui l'empêchent de frapper. ) Taifez-vous donc ; fi vous faites tant de bruit, vous réveillerez le Patron. Maître Martin. FANCHETTE.
Sauve-toi vite , Colin , le voici.
COLIN
Ne t'inquiète de rien j je vais trouver mon oncle, & je reviens tout à-1'heure avec lui. ( Il fort , & Fanchette prend un balai & balaye la boutique. )