‹ Le torrentChapitre 15 sur 176 · ACTE I^ SCENE IV IQ · texte numérisé non relu

ACTE I^ SCENE IV IQ

L^ABBÉ BLOQUIN

Us tiennent avant tout à la parfaite honorabilité de leur cuisine.

CHARLOTTE

A côté de qui étiez-vous, monsieur Hubert?

J'étais à côté de M"^ Dorothée.

CHARLOTTE

Je crois que Ton espère beaucoup dans la famille que vous épouserez Dorothée.

HUBERT

Ah ! Madame, que vous ai-je fait ?

CHARLOTTE

Ne vous montrez pas si dégoûté... Dorothée n'est déjà pas si* mal... d'abord elle a de très beaux cheveux...

HUBERT

Et elle sait bien dresser un dessert.

CHARLOITE

Elle n est pas jolie de figure, je vous Tac-

corde, maïs elle est belle personne et elle a des extrémités charmantes.

HUBERT

Qu'entendez-vous par des extrémités ?

CHARLOTTE

Dame ! les pieds et les mains.

Ht'BERT

Ce ne sont pas les extrémités auxquelles on se porte.

L'ABBÉ BLOQUIN, se levant.

Madame, je crois que l'heure est venue de me retirer, ne vous dérangez pas... je m'en vais à l'anglaise... (Il dit cela très haut, Charlotte accompagne Tabbc Bioquin, auquel tout le monde dit bonsoir.) J'aurais tant voulu ne déranger personne. (Il sort.)

MORINS

Il a l'air d'un très brave homme.

VERSANNES

C'est un très digne et excellent homme. Il fait énormément de bien et, sous des dehors un peu campagnards, il a un esprit très fin.

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