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ACTE I, SCENE IX

VERSANNES

C'est vrai, ça me bouleverse de vous voir ainsi.. . de voir vos chers yeux qui se creusent ; je souffre quand vous souffrez et le nuage de douleur et d'agonie qui a passé tout à l'heure sur votre visage adoré, passait en même temps dans, mon cœur.

VALENTINE

Oui, oui, je sais, vous êtes bon, et vous m'aimez, mais ça n'est rien, ça n'est rien. Allez dire à mon mari qu'il se dépêche de finir sa partie... qu'il se dépêche... je désirerais m'en aller.

(Tandis que Versannes est allé prévenir Lambert, Charlotte revient auprès de Valentine . )

CHARLOTTE

Tenez, buvez ça.

LAMBERT, venant auprès de sa femme.

Tu es malade?

VALENTINE

Non, non. c'est fini, ça ne sera rien... nous

allons rentrer, le grand air me fera du bien ; au revoir et merci et pardon de cette petite scène... j'ai ça en horreur... .

Surtout, prenez garde d'avoir froid en voiture. D'ailleurs, je vais vous prêter ma limousine. (Charlotte sort avec Valentine.)

LAMBERT

Je ne sais pas ce qu'a ma femme, tous ces temps-ci, elle ne fait que pleurer.

MORINS

Vous devriez faire analyser ses larmes.

LAMBERT

Oh! ce sont les nerfs!., des idées de femme, vous savez ce que c*est. (A Julien.) Au revoir, cher ami. Bonsoir, Monsieur Saint- Phoin, je vous ai bien battu, hein?... Sans rancune. (A Morins.) Monsieur, je suis enchanté d'avoir fait votre connaissance.

(Il sort. Versa nnes raccompagne.)

ACTK I, SCENE X 59

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