‹ Le torrentChapitre 58 sur 176 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

Vous en avez ?

VALENTINE

Mais certainement. Voulez-vous vous rafraîchir?

L'ABBÉ BLOQUIN

Très volontiers.

VALENTINE

Qu'est-ce que vous voulez boire ?

L'ABnÉ BLOQUIN

Si vous voulez bien, vous me ferez donner de l'eau bien fraîche dans laquelle on aura versé une petite cuillerée de pétrole... d'eaude-vie... ^Aux enfants qui rient.) Ça vous amuse, hein ? Je pense toujours à ma machine, que voulez-vous ?

VALENTINE

Marie, va dire à Amélie de te préparer an verre d'eau avec du cognac, du sucre, un plateau- /

PIERRE

Et nous l'apporterons nous-mêmes.

VALENTINE

Oui, prenez garde de rien renverser.

MARIE

Oh ! non, mère chérie, sois tranquille. (Les enfants sortent.)

L'ABBÉ RLOQUIN

Ah ! j'en ai des misères avec cette malheureuse machine.

VERSANNES

C'est difficile à régler.

L'ABBÉ BLOQUIN

Ce n'est pas ça; mais on trouve très mauvais en haut lieu, c'est à l'évêché, que veux-je dire, qu'un curé aille à pétrolette. D paraît que Monseigneur qui ne s'était alarmé jusqu'à présent que des ecclésiastiques cyclistes fait depuis quelque temps des allusions aux prêtres chauffeurs ; mais comme je le faisais observer à l'abbé Champagnac qui me rapportait la chose, si j'ai acheté une pétrolette, ce n'est pas pour établir des records, mais pour

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