SCÈNE IV
SAINT-PHOIN, L'ABBÉ BLOQUIN
SAINT-PHOIX
Eh bien, monsieur le curé, qu'est-ce que vous avez fait de votre pétrolette ?
L'ABBÉ BLOQUIN
Je Tai laissée à la maison... Ça monte trop pour venir ici.
SAINT-PHOIN
Ah! à propos, j'ai quelque chose à vous
montrer.
(Il tire de son carnet une épreuve photographique qu'il remet à Tabbé Bloquin )
L'ABBÉ BLOQUIN
Mais c'est moi... c'est moi, sur ma machine... quand donc m'avez-vous pris ?
SAINT-PHOIN
Hier, chez les Lambert^ dans la cour, au moment où vous partiez ; je vous ai visé, sans que vous vous en aperceviez.
LABBÉ BLOQUIN
Cest une fort jolie épreuve, il veut la rendre à
SAIXT-PHOIN
Gardez-la, monsieur le curé... si ça peut vous faire plaisir.
LABBÉ BLOQUlN
Je vous remercie. . . vous êtes trop aimable. . . (il regarde répreuve). Cest drôle, n'est-ce pas? un curé sur une pétrolette ?
SAINT-PHOIX
Pas du tout... je trouve que ça a beaucoup d'allure.
l/ABBÉ BLOQUIN
Dame ! ça en a au moins trois, puisqu'il y a trois vitesses. (Il rit.)
SAINT-PHOIN
Tenez, monsieur le euré, c'est l'année dernière que j'ai compris la poésie, oui la poésie de la pétrolette, et cela dans les circonstances suivantes. Un grand journal de Paris avait organisé des courses de dames artistes autour de riiippodrome de Longchamp. Tout à coup, les