‹ Le tour de faction, drame-vaudeville en un acte. Par MM. A Dennery et Eugène Grangé. Représenté pour la première fois sur le théatre des Variétés, le 20 juillet 1837Chapitre 17 sur 36 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

PIERRE, «eu?, pais, LOUISE.

PIERRE

Allons , encore une nouvelle garnison, encore une

campagne terminée... Ma foi! si j'en suis revenu, c'est bien malgré moi... je n'avais plus personne à revoir... puisque en rentrant dans mes foyers je devais trouver ma pauvre femme morte, et mon enfant... .Mais c'est comme un fait exprès... faut que j'ai la peau diablement coriace , ou bien que les boulets soient entêtés comme la mule du pape, car ils n'ont jamais voulu mordre là-dedans. {On entend le son d'une cloche.) Qu'est-ce que c'est que ça 7 ah!... ah!... la promenade des prisonnières, en vlà une qui vient par ici... celle de tout à l'heure , c'ie comtesse de Vernon... par le flanc gauche, marche... {Il va vers le fond.)

LOriSE.

Le voilà, il est seul... Oh ! je ne m'étais donc pas trompée... il ne m'a pas reconnue , lui qui m'a quittée enfant et me retrouve femme à présent... Tâchons de lui parler... Mous... Oh ! comme je me sens émue!... Allons, du courage; iMonsieur ?... PIERRE, se retournant.

Hein!... qu'est-ce que c'est?...

LOUISE

Monsieur , je voudrais vous dire quelques mois...

l'IEREE.

Désolé... mais je n'aime pas à causer avec les nobles...

LOUISE

De grâce...

PIERRE

Invisible pour le moment... D'ailleurs, le dialogne avec les prisonnières est un objet totalement prohibé par la consigne 1

LOUISE, à part.

Mon Dieu !.,.

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