‹ Le tour du mondeChapitre 52 sur 67 · TT · texte numérisé non relu

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Quant à l'infanticide, l'enquête de 1854 prouve que dans deux mille cent quarante-neuf familles de villageois où en 1848 on aurait à peine trouvé cinq ou six enfants du sexe féminin, il en existait neuf cent un épargnés certainement depuis lors.

Vigoureusement continués après mon départ de l'Inde nos constants efforts ont obtenu l'abolition complète du rite mériah. Si comme ceux des Sutties et des Thugs, il n'existe plus guère qu'à l'état de tradition historique , je n'en dirai pas autant de l'infanticide contre lecpel on ne pourra réagir d'une manière efficace que par le progrès général des mœurs et des institutions administratives.

Pour en finir avec l'abominable abus que la Providence me destinait à combattre et que j'espère avoir contribué à détruire complètement, je dois répondre ici à une question qui m'a été fréquemment adressée sur le nombre approximatif des sacrifices humains qui pouvaient avoir lieu chaque année dans Khondivaua ou Kliondistan; on n'a là-dessus que des données hypothétiques. Le capitaine Macpherson en 1846 portait à cinq cents le chiffre des victimes annuellement immolées. Il se fondait particulièrement sur le compte rendu de certains « grands sacrifices » accomplis dans le Bustar où avaient péri le même jour vingt-cinq à vingt-sept malheureux Mériahs.

Je crois pour mon compte et d'après mon fx])(''rienre personnelle qu'il y a là une exagération manifeste. IJien peu de districts kiionds, il est vrai, s'abstenaient absolument de pareils holocaustes, mais les frais considéra-

bles qu'entraînaient l'achat des victimes et les orgies dont chaque cérémonie exjiiatoire devenait l'occasion, devaient limiter dans une certaine mesure le nombre des malheureux destinés à périr ainsi. Il est très-probable

Jeunes Klionds élevés, parii'administration anglaise.

que chaque groupe de villages (Moolah) avait une fois l'an son sacrifice exjnatoire, et des circonstances spéciales pouvaient donner lieu à un surcroit de tueries; mais je neJ[crois'j)as me tromper beaucoup en évaluant à

— . Dessin de Castelli d'après sir John Canipbell.

cent cinquante le nombre des Merialis ((ui tombaient chaque année sur l'autel de Tado Pennor ou de Maiiuck-ÎSoro.

Trailuit [lar E. D. FORGUES.

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VOYAGE EN ESPAGNE

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