‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 101 sur 307 · NAVIGATION SUR LE PEI-HO · texte numérisé non relu

NAVIGATION SUR LE PEI-HO

Enfin, je prie M. Gauvin de tenter avec M.

Mignard la création d’une petite Conférence de St-Vincent de Paul, avec le concours, durant l'hiver, de quelqués officiers des canouières. M. Gauvin , qui a fait partie des Conférences à Toulon, promet de tenter l’essai, et je viens de lui envoyer le règlement.

Après avoir pris congé de tous ces braves gens, à 10 h. je rentre au bateau pour y passer la nuit.

Jeudi, 27 octobre. Le matin, je m’éveille croyant que le steamer a déjà fait un bon bout de chemin : il était encore sur place. À 10 h. il essaie de tourner, un radeau de 1000 poutres lut barre le passage ; le Pé-chi-li prend le devant, et nous partons après lui. A midi, le Péchi-li est pris sur un banc de boue et nous barre la route ; il lance un câble à notre navire qui essaie en vain de le tirer de là. Durant ce temps, notre capitaine stoppe et vient déjeuner. En remontant sur le pont, nous ne voyons plus le Pé-chi-li; il s’ était débourbé et avait suivi sa route ; mais nous, nous avions perdu une heure, c’est-à-dire assez pour manquer la marée à la barre du fleuve. Vers la nuit nous arrivons à Taku. Nous passons devant le Yatch de Lyoung-tchang, et à 7 h. on jette l’ancre à la

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