SHANGAÏ — LES COURSES
magasins de la ville irdigène et j’y fais diverses emplètes de porcelaine de Kiukian, de peintures chinoises, tabac, pipes, soie, peaux de chèvre de Mongolie, etc. Le Père Meugnot, procureur des Lazaristes me donne deux boîtes de thé du Cban-si , le meil'eur de Chine, don des chrétiens de cette province, et j’achête une grosse caisse en bois de camphrier pour emballer tous mes achats: elle servira à Nice à préserver des mites les habits de laine pendant l’ été. Je compte expédier cette caisse en douane à Nice par les Messageries.
Jeudi, 3 Novembre. Entre la rédaction de quelques pages de mon journal, je fais plusieurs visites et une excursion au champ des courses. Depuis hier la ville est sens dessus dessous, les bureaux sont fermés: ce sont les Races. Les Anglais portent avec eux cette institution partout où il vont, fût-ce le bout du monde. A Pékin, j’arrivais le lendemain des courses ; à Tientsin, le jour de mon départ était le jour des courses; ici elles vont durer 3 jours. Je constate pourtant une amélioration: les individus, qui montent les chevaux, ne sont pas des jockeys mercenaires, ce sont des amateurs ; ils prendront plus de souci pour conserver leurs personnes et leurs chevaux. Les Chinois accourent en masse: les mamans avec leurs bébés bariolés. les Eu-