HONG-KONG — MŒURS ET COUTUMES
grâce, mais l’autre l’aurait assommé, si on ne l'en avait empêché ; ce n’était plus un homme, c’était une bête sauvage.
Dimanche, 13 9°, Je me rends de grand matin à la Cathédrale pour la messe : le plus grand nombre des fidèles sont des Portugais de Macao, les femmes sont toutes habillées et voilées de noir comme des religieuses, c’est le costume d’église des femmes portugaises : s’il en était ainsi dans les autres pays, les jeunes gens n’iraient plus à l’église pour y voir les jeunes filles. Les chants sont en laün, et la musique est bonne. — Après la messe, je fais diverses visites, et à 9 h. 1/2 J'arrive chez l’Abbé Borgognoli. Il a habité longtemps l’intérieur ; il est en Chine depuis 20 ans, et m’a donné sur ce pays de longs et curieux détails.
Les Chinois jouissent partout d’une grande liberté municipale, ils administrent eux-mêmes leurs affaires et recourent le moins possible aux mandarins. Pour s’adresser à eux et demander justice il faut beaucoup d’argent ; on y a recours quand on veut exercer une vengeance. Ils accusent alors celui dont on veut se débarrasser. Le mandarin commence par le mettre en prison, et les parents auront beaucoup à payer pour lui obtenir que la cangue soit moins lourde, la
be In :