‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 153 sur 307 · MACAO — LES PORTUGAIS · texte numérisé non relu

MACAO — LES PORTUGAIS

détourné tout le commerce. En dernier lieu, le départ des coolies, qui s’embarquaient à Ma- Cao, lui donnait un peu d’animation; cela aussi a cessé. Il ne lui reste maintenant que les maisons de jeu et le monopole de la manipulation de l’opium. La municipalité l’a affermé à un Chinois moyennant 40.000 dolla:s par an pour un terme de 10 ans, et celui-ci, pour ses opérations, a acheté à la ville les bâtiments de l’ ancienne douane au prix de 60.000 dollars.

On exporte de Macao beaucoup de poisson salé ou séché au soieil, et des objets de bambou. La Chine n’a jamais voulu reconnaitre par traité le fait accompli de l’occupation portugaise. Il reste encore 5 à 6 mille Portugais à Macao, mais par des croisements multipliés, ils sont maintenant plus Chinois que Portugais; on ne les reconnaît qu’au costume européen. Leurs familles sont trèsnombreuses; ils se répandent dans tout l’extrème Orient où ils occupent les emplois inférieurs d’ employés dans les maisons de commerce, et de timoniers sur les navires; ils sont estimés pour leur honnêteté et fidélité : à Hong-Kong, où il y a tant de ces Portugais, on n’en a jamais vu un seul accusé de vol ; néanmoins, à cause de leur sang mêlé, ils sont généralement regardts comme de condition inftrieure.

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