SINGAPORE
Sur l’Aphar dans les détroits de Malacca 25 Novembre 1881.
A terre le temps est absorbé par les courses, les visites, les observations et les questions ; je profite des longues soirées à bord du navire pour rédiger mon journal que je mettrai à la poste à Calcutta.
Mercredi, 23 9° À 6 h. du matin, notre navire aborde au quai à Singapore ; je prends un gharry et je coursà la Poste éloignée de plus d’un mille. Les gharries sont les voitures de ces pays: grandes caisses de bois avec toiture détachée, le tout fermé par des persiennes : bonne organisation pourse garantir du soleil ; les petits ponies de Sumatra qui les trainent sont plus que vivaces, ils sont fougueux : pour l’arrêter, le Malais ou l’Hindou, qui se loge derrière la voiture, court au-devant du cheval et le prend par le nez. A la poste, je ne trouve que quelques lettres de mes amis renvoyées de S'-Francisco ; plus tard, on me remet la tienne au Consulat, elle est datée de Suisse, fin août.
Je veux me faire conduire à l’église française, mais impossible de m’ expliquer avec mon cocher malais; après "ne longue et inutile mimique, je prends le crayon et dessine une église avec son clocher et il comprend.
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