PENANG - LA CABANE DES INDIENS
à passer des boulettes rondes dans des trous creusés à terre, elle promène des yeux égarés autour d’elle, elle est folle... Vers le milieu de la hutte une casserole est sur le feu; la première indienne y met de temps en temps des ingrédients divers. Un jeune cocotier laisse tomber de ses branches une toile parfaitement tissée par la nature; à côté de la hutte s’élève une petite pagode de 2 mètres de côté; sur la porte se trouve une bouteille d’huile de coco, une boîte en fer-blanc contenant de la chaux et des sous ; j’y vois aussi de longues guirlandes de fleurs rouges et jaunes.
Mon Parsis est peintre, et trouve, à l”’ ombre d’un teak enveloppé de lianes, une place qui lui permet de copier la cascade à l’abri du soleil; pendant ce temps, j’observe la cabane des indiens. L’un d’eux se relève, il est nu et porte une ceinture blanc et or autour des reins, il a le regard farouche et si j’avais été seul j’aurais été peu rassuré. Un peu après, l’autre se lève aussi, il a l’air plus farouche que le premier ; ils viennent voir ce que fait le Parsi; nous avions avec nous un garçon chinois, je pense qu’à trois nous pourrions bien nous défendre contre deux indiens et deux indiennes s’ils voulaient nous attaquer.