‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 191 sur 307 · JUDE - LES TOURS DU SILENCE · texte numérisé non relu

JUDE - LES TOURS DU SILENCE

sner2ziquement qu’ils ne l’adoreni pas plus que les iébreux n’adorent le feu de leur temple et les chrétiens la iampe de leurs sanctuaires, et qu’ils ne voient dans le feu que le symbole de la divinité, symbole que Dieu s’est donné lu' même, lorsqu'il a apparu à Moïse dans le buisson ardent, lorsqu'il conduisit son peuple par la colonne de feu, et qu’il confirma ses apôtres dans le S'-Esprit par des langues de feu.

La Religion des Parsis est três-curieuse à étudier dans ieurs livres de Zend-Avesta. On peut y retrouver toute la tradition primitive sur laquelle s’accorde le genre humain; et Mgr Maurin, évêque de Bombay, qui fait en ce moment ce travail, est très-aimé et très-estimé des Parsis instruits et intelligents, quise voient tendre une main amie et secourable.

Le feu que les Parsis ont porté avec eux de Perse est encore soigneusement entretenu dans leur temple avec du bois parfumé de sandal.

Leur manière d’exposer les morts est au moins singulière ; ils ne les ensevelissent pas, ils ne les brûlent pas; ils les déposent sur des tours qu’on appelle {ours du silence. Ces tours à Bombay sont au nombre de 7 ou 8, dans un immense enclos orné d’arbres et de fleurs. Elles ont environ 10 mètres de haut sur 30 de diamètre ; la

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JUDE - LES HÔPITAUX POUR LES ANIMAUX. ra |

partie supérieure est divisée en 3 zônes concentriques contenant chacune un nombre de petites cases. La zône du bord est réservée aux hommes, celle du centre aux enfants, l’intermédiaire aux femmes ; on y pénètre par un escalier extérieur qui, à 4 mèêtres du niveau du sol, donne accès à une petite porte basse. Les prêtres seu/: peuvent monter dans la tour et déposer les :

davres aux cases indiquées. De gros vautours

des corbeaux toujours prêts arrivent sur le corps et en quelques instants les chairs ont disparu. Le sang et les humeurs s’écoulent par des rigoles dans un puits central et le prêtre y jette tous les jours les ossements que les vautours n’ont pu dévorer; cesossements se décomposent par l’action du soleil et de la pluie, et le surplus se déverse dans 4 autres puits creusés aux 4 points cardinaux et communiquant par des canaux au puits central. Ainsi se vérifie aussi pour eux la sentence: pulvis es el in pulverem reverleris. Mais la raison pour laqüelle les Parsis préfèrent la transformation à travers l’estomac des vautours piutôt que la décomposition par les vers, n’est pas connue. Serait-ce parce qu’ils trouvent le volatile plus noble, ou l’opération plus expéditive? En tout cas ils sont fort doux envers les animaux et on peut voir partout les hôpitaux ou

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