INDE - LES MORTS
glais. On voit encore partout ies burning ghauts, ou places où le cadavre du mari défunt était brûlé avec sa ou ses veuves. Il n’y a pas 50 ans que le fait se produisait encore.
Comme en Chine et au Japon la couleur du deuil est le blanc; mais, pendant que les Musulmans et les Juifs ensevelissent leurs morts, que les Parsis les donnent en pâture aux vautours, l’Hindou les brüle ou les jette dans le Gange, ou dans quelqu’autre rivière sainte. L’usage de jeter ainsi les cadavres à la rivière était général; on croyait et on croit encore que de là le mort va droit au ciel. On peut facilement s’imaginer les conséquences désastreuses pour la santé publique malgré les alligators et les crocodiles nombreux dans ces rivières. Le gouvernement à défendu de jeter ainsi les corps et exige qu’ils soient auparavant brûlés ; mais les pauvres gens ne peuvent payer le bois et souvent ne font qu’un commencement de crémation. À Bénarès J'ai vu ainsi jeter à l’eau les cadavres a demi rôtis et les chiens lestirer de l’eau pour s’en repaitre.
Bénarès est un lieu de pêlerinage ; on y compte 5000 temples et 500 Mosquées. Les Hindous y viennent de toutes les parties de l’Inde s’y purifier en se lavant dans le fleuve sacré ; les femmes s’y