CAWNPORE — NANA SAHIB
Lundi, 12 décembre. Le lundi, de grand matin, je parspaur Cawnpore où j'arrive vers 11 heures et je descends à Lee’s hotel. M. Lée était sergent en 1857 et vint à Cawnpore avec l’armée, le lendemain du massacre des Européens. Je déjeune avec le Consul anglais de Chekian qui, en rentrant chez lui, visitait les Indes, et avec un autre Anglais. Après le repas, Lée nous conduit sur le Théâtre des événements. A un point donné il nous tit descendre de voiture et nous montra l’endroit où les Européens, sous la conduite du général Wheeler, avaien* :ormé une espèce de retranchement au moyen d’un fossé ; ils étaient exposés en plein soleil, sans tente, sans abri et obligés de se battre et de chercher l’eau à un puits sur lequel les insurgés faisaient un feu continuel. C’est Nana Sahib qui habilement les avait attirés dans ce guet-apens.
Déjà, depuis quelque temps, on voyait les Hindous s’en aller dans la jungle pour y tenir des conciliabules. Tout avait été bien préparé dans le secret, lorsque, au moment choisi, l” étendard de la révolte fut levé. Les Européens étaient environ 2000 à Cawnpore. Le canal de la Jumna, qui commence à cet endroit et se prolonge sur 1500 milles, en faisait l’Emporium des produits Au Punjab et les marchands étaient nombreux.