LIBÉRALITÉ DE RICHES HINDOUS
travaux et poussent devant eux le bœuf et l’âne pour entrer au village.
Je traverse la plaine avec deux Anglais venus de Lanoli, station la plus proche. Il y a là en ce moment le camp des volontaires qui font l’exercice. Quelques-uns se proposent de chasser la nuit au clair de la lune ie cheetah ou léopard, qu’on a vu hier près du cimetière. Les environs abondent en tigres et en sangliers.
Mardi, 27 Décembre. Après avoir passé la nuit à Khandalla je reviens le lendemain matin à Bombay. Là, Je visite un hôpital réservé aux indigènes ; 1l est en style gothique : 2 étages sur rez-de-chaussée, un étage pour la chirurgie, un pour les femmes, l’autre pour les hommes; Je vois des corbeaux dans les lieux; partout propreté irréprochable, air abondant, soleil éloigné par des galeries. Cet hôpital est dû à l’initiative d’un riche indien, qui a donné 150 mille roupies pour sa construction. Plusieurs de ses compatriotes ont aussi fait un noble usage de leur fortune. Sassoon, juif de Bombay, a construit, à ses frais, un hôpital genre allemand. Les diverses maladies sont séparées et occupent des maisons différentes, disséminées dans un jardin. Un Parsi a créé une école, un autre un musée, et le gouvernement les a nommés baronnets.
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