BARODA = GRAND DURBAR DU GOUVERNEUR
s'oriente, et court sus aux gazelles; dans un instant il à rejoint un beau cerf qu’il prend au cou et en suce le sang par la carotide. On continue la route, et plus loin on lance un second cheetah : il court après deux gazelles, qui bondissent et semblent le ragner de vitesse ; mais bientôt le guépar s’arrête, 1l a vu que les gazelles n’ont pas de corne, ce sont des femelles ; lui, il n’attaque jamais que le mâle. On marche encore et on lâche d’autres guépars ; mais ils se refusent de marcher, ils sont effrayés par les chevaux, qui dévorent l’espace en tout sens dans la jungle comme dans les champs ; après trois heures de course on rentre à Makarpura avec un seul cerf, et pour moi Je n’en suis pas fâché, car J'ai trouvé cruelle cette manière, déjà connue des Romains, de prendre ainsi ces charmantes petites bêtes.
Après un déjeuner réconfortant dans les salles splendides, on a repris la route du camp.
Baroda, 29 décembre, après midi.
Aujourd’hui, c’est le gouverneur qui tient Durbar sous sa tente; on a réuni les deux tentes contiguës, qui forment un vaste salon : les Grands de l’Inde arrivent et se placent à droite; les
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