FÊTE POPULAIRE DANS LE PARC
lumière électrique , feux d’artifice. Les lampes électriques ont éclairé tout le parc de j heures à minuit. J’estime à cinq cent mille le nombre des badauds dispersés en groupes pour voir toutes ces belles choses : c’était une vraie fête populaire. A trois heures a commencé la grande représentation de la danse sur la corde ; une die) tente spéciale réunissait le prince et les invités;
Dot À sur une corde tendue à la hauteur de dix mêtres, | un acrobate a passé et repassé avec aisance pendant que d’autres, au bout de perches hautes de ; 12 mètres, faisaient le moulinet sur le ventre, sur le dos, et mille cabrioles. Mais ce qui était plus beau que les représentations, c’était la vue de la foule. Un canal traverse le parc, son niveau est de 6 à 7 mètres en contre-bas avec deux grands talus : ces talus étaient littéralement tapissés de corps humains accroupis sur leurs talons sous un soleil brülant (60 degrés centigrades) : les tamariniers séculaires étaient également pris d’assaut et si bien garnis qu’on croyait y voir
des grappes humaines. Nous avons revu se pro- | 4 mener dans le parc les 8 à 10 éléphants de la 1 Cour, mais cette fois montés par le peuple, même
celui du roi, qui m’a paru en cela sage et bon maître. Le plus beau des éléphants de la Cour est mort l’an dernier, il était le plus gros et le