PÉKIN — LES MAGASINS
L’après-midi du 18 octobre je parcours la ville chinoise. Chaque rue a sa spécialité de magasins : 1ci, c’est la rue des évaatails ; là, la rue des porcelaines, ailleurs, la rue des bouchers, etc. Les magasins laissent pendre de longues affiches dorées, car le Chinois écrit ses caractères du haut en bas, et de gauche à droite; les boutiques sont aussi ornées habituellement d’oriflammes de toutes sortes. Partout dans la rue, même saleté, mêmes immondices. Je visite plusieurs magasins de bibelots, toujours même prix exorbitants. Les marchandises moins belles sont en montre, les plus précieuses sont à l’arrière et tenues sous clé ; on ne les montre qu’à l'étranger qui fait mine de vouloir acheter.
Nous allons au temple du Ciel. Les portes de l’enceinte sont ouvertes, on les ferme rapidement dès que nous approchons ; nous sommes réduits à aller un peu plus loin grimper sur le mur pour donner un coup d’œil; mais le jardin est vaste, et on n’aperçoit que des arbres. On dit que ce temple du Ciel est un des plus beaux de Pékin ; il renferme une vaste tour ou four dans lequel on cuit, tous les ans, un bœuf entier pour le sacrifice. Pour monter comme pour descendre du mur, nous nous appuyons sur le toit d’une petite
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