LA FAMILLE CHINOISE
que la femme n’a pas d’âme; s’il n’a que des filles, il dit qu’il est sans enfant.
Une déplorable habitude en Chine, ainsi que je l'ai déjà dit, est celle d’estropier les femmes pour leur faire des petits pieds; souvent cela leur engendre des plaies dont elles meurent, ou qui répandent une odeur insupportable. On dit que la Jalousie a été le mobile de cette terrible invention ; on donne aussi divers autres motifs, Les femmes ainsi estropiés ne peuvent guère vagabonder. Lors des ravages des Tañ-prig (1861-1865), ne pouvant courir pour se sauver, elles étaisnt massacrées en grand nombre. Dans le Nord cette coutume est générale ; on voit les petits pieds aux dernières paysannes @t jusqu'aux femmes qui mendient sur le chemin. Les femmes tartares, g'ardent leurs pieds naturels.
La naissance n’est ento..rée d'aucune cérémonie particulière. Le mariage se fait toujours au moyen d’un entremetiteur, comme une affaire quelconque; les parents seuls arrangent la chose. Les parents du Jeune homme donnent à ceux de la jeune fille des présents; ceux-ci en gardent ce qu’ils veulent, et donnent le reste à l’épouse, puis on annonce aux futurs que le mariage est conclu. On va chercher l’épouse à la maison paternelle avec un grand apparat; on ia porte à la maison de
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