LES MÉDECINS CHINOIS
est d’usage que la famille du défunt envoie des invitations à tous ses amis et connaissances. Ceux-ci viennent faire une visite, mangent, boivent et ont aussi leur moment pour les pleurs; en partant, ils laissent une somme pour aider aux frais. De cetie manière, les funérailles, au lieu d’être une occasion de dépenses, sont une occa-sion de gain. C’est un progrès sur l’Europe où il coûte si cher pour se faire enterrer.
Médecins. Les brevets ne sont pas requis en Chine pour exercer la médecine, maisle médecin agit à ses risques et périls; s’il est prouvé qu’il a ausé une mort par son inexpérience, cela peut lui coûter la vie ou causer sa ruine. La profession de médecin est inséparablé de celle de pharmacien; chaque médecin fournit lui-même ses spécifiques ; on ne paye pas ses visites, mais on paye ses remèdes. Souvent, on traite à forfait; on convient d’une somme à donner seulement anrès guérison; parfois le médecin déclare qu’il faudra employer un remôêde coñteux; on l’accepte $ il répond de l2 guérison; dans le cas contraire, devant le malade même, on suppute les chances, et le patient finit souvent par dire: « 1l ne vaut pas la peine de faire cette dépense pour si peu d’espoir, employez l’argent à me faire un Joli cercueil, » Les médecins chinois emploient avec succès plusieurs
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