LES VEILLEURS DE NUIT
comme gave dans les Pyrénées). Nous la traversons en barque pour diner dans un wciaja sur l’autre bord. Les Japonais qui étaient dans ma voiture sont dans la même chambre que moi.
Je leur offre de mes provisions et ils ne peuvent comprendre que je commence toujours par les dames, mais celles-ci y sont fort sensibles, et une d’elles, femme d’un banquier, se le rappellera pour m’inviter chez elle à Tokio et m’offrir un thé avec danse et musique au Cercle des nobles. Enfin, à 6 heures du soir, par une forte pluie, la voiture nous dépose dans un quartier de Tokio, d’où j’ai une heure de djinrikisha pour gagner la Légation. Après le diner, j’avais bien besoin de repos, mais je n’étais pas habitué aux veilleurs qui rôdent sans cesse autour de la maison en battant l’un contre l’autre deux morceaux de bois. On dit que ce bruit est destiné à effrayer les voleurs ; d’autres prétendent que c’est pour assurer le propriétaire que les veilleurs sont à leur poste ; pour cela, ils empêchent de dormir. Quant aux voleurs, ils vont du côté où le bruit ne se fait pas entendre, et parfois 1ls garottent le veilleur et continuent à battre les deux morceaux de bois autour de la maison, pendant que les compères la dévalisent.
Le lendemain, dimanche 11 septembre, après la messe, les Pères me retiennent à diner. Me
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