‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 157 sur 210 · INSTITUTIONS DE PRÉVOYANCE · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS DE PRÉVOYANCE

le monde fume. Les ouvriers et les ouvrières ont chacun leur réfectoire séparé.

Le travail reprend à 9 heures 20 m. et est suspendu de nouveau de onze heures et demie à midi, pour le déjeuner, qui a lieu dans les réfectoires ; il est repris à midi et suspendu &e nouveau à 1 heure 40 minutes pour recommenzcer à 2 heures. A quatre heures et demie, Ia journée est finie: les travailleurs quittent leur costume, reprennent leurs habits dans les vestiaires respectifs et rentrent dans leurs familles.

Ceux qui le désirent s’arrêtent pour les cours élémentaires qui leur sont faits gratuitement. Ainsi la journée se réduit à un peu plus de 8 h. de travail,

Le Dimanche n’est pas connu au Japon, mais chaque deux semaines les ouvriers ont la moitié du samedi libre et chaaue 4 semaines un dimanche entier.

M. Tokouno aime ses ouvriers et en prend soin; il a formé pour eux des institutions multiples. Une société de secours mutuels fonctionne en leur faveur et fournit gratuitement aux sociétaires médecin etmédicaments, Une caisse d’épargne, au moyen de l’intérêt capitalisé chaque trois mois, leur donne, sur les sommes déposées, un intérêt de 10 0/0 et les économies s’élèvent déjà à quarante

ee

s ont

t est lemie 2S relu de ME e, la

leur y vesnilles.

| COUTS mem.

le 8 h.

, mais moitié liman-

A som; tiples.

bn leur itaires ne, au

mois, érêt de arante

HARMEL ET TOKOUNO. 251

mille yens (200 mille francs). La fabrique ne date que de quelques années, les ouvriers sont tous jeunes ; ils auront sans doute plus tard une caisse de retraite pour la vieillesse ou les infirmités.

Le côté moral n’est pas négligé. Les ouvriers ou les ouvrières, dont la conduite ne se maintient pas irréprochable, après avertissement, sont renvoyés sans bruit et remplacés.

En Europe, les industriels ont trop souvent organisé leurs usines au seul point de vue de leur profit pécuniaire, sans aucun souci du bienêtre matériel et moral de la famille ouvrière. Il en est résulté des désordres graves: la plainte des ouvriers et la guerre entre le capital et le travail qui pêse partout avec de terribles menaces.

Un industriel courageux a trouvé dans son cœur un remède à ces maux. M. Léon Harmel, filateur au Val-des-Bois près Reims, a aimé ses ouvriers, il en a pris soin comme un père de ses enfants, il a créé en leur faveur des associations et des institutions multiples pour parer aux besoins de leurs âmes et de leurs corps. Les ouvriers à leur tour ont aimé le patron, et la paix sociale s’est faite sur le terrain de la charité.

A l’autre bout du monde, M. Tckouno, un autre homme de cœur, a établi du premier coup dans ses usines la plupart des mêmes institutions, et

Page 1