LE LAC DE BIWA
de voyage Allemand, M" Stanger. Il n’a plus avec lui qu’un seul voyageur; les autres se sont séparés et ont pris diverses directions.
Après bien des détours, nous arrivons à la gare et prenons nos billets d’ aller et retour pour Oézu. Pendant une heure, nous traversons un pays accidenté, planté de thé, de bambou et de riz; puis en sortant d’un tunnel, à la station de Baba, il faut admirer le vaste et beau lac de Biiva entouré de vertes montagnes ; il a 23 lieues de long, et de nombreux petits steamers parcourent en tous sens.
Arrivés à Ofzu, nous trouvons une compagnie de soldats du génie, s’exerçant à lever le plan de la ville. Nous grimpons sur la côte d’une montagne à Mydera. Là, un obélisque en granit a été érigé en mémoire des soldats morts dans la révolte du Maréchal Saïgo. On jouit, de ce point, d’une vue magnifique sur le lac.
Nous regagnons le chemin de fer, et à la nuit nous sommes à l’hôtel Jufei assez fatigués.
Le mercredi, 21 Septembre, de grand matin, nous nous rendons aux temples de Nishi-hongandji. Le Père Chatron l’appelle le Vatican du Japon. Ce sont 2 vastes temples en bois d’environ 69 mètres de côté avec d'énormes poutres de noyer et de pin pour colonnes