‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 3 sur 210 · PARIS ET LONDRES · texte numérisé non relu

PARIS ET LONDRES

| m’a indiqué la manière de m’y rendre. Le P. | P... m’a remis des lettres pour les Lazaristes. Le P. U... pour les missionnaires de la Compagnie ] de Jésus. J’ai vu à S.-Lazare le P. David qui | a traversé, dans tous les sens, l’intérieur de la qi Chine; il a élé chargé par notre gouvernement | de plusieurs missions scientifiques. Le supérieur des Missions Etrangères m’a remis des lettres p pour les siens de l’extrême Orient, et Claudio {il Jeannet m’en a donné pour toutes les villes du ill Canada et des Etats-Unis. Je ne parle pas de ll M. Baudon, qui m’apselle toujours son commis- ‘ | |! voyageur en bonnes œuvres. Tu vois donc que | nulle part je ne manquerai d’amis; sans parler | des connaissances de rencontre. Pour la première | elle est topique. J’ai dans mon hôtel une jeune | Suissesse qui va aussi prendre passage sur le Poly- 1 nésian; elle s’en va toute seulette au fond du | Canada, dans le Manitoba, rejoindre son fiancé, | et avec lui peupler les bords de la baie d'Hudson. | Mardi soir, à 8 heures, je quittai Paris; je | dormis en wagon, en mer et en wagon, et à | six heures du matin je m’éveillais à Londres, la | ville des brouillards. Le soleil brillait dans la | campagne, mais en ville il laissait voir à l’œil nu son disque rougeâtre: preuve incontestable que les brouillards de Londres et des grandes

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