‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme]Chapitre 54 sur 210 · NEW-YORK — LES CIREURS DE SOULIERS · texte numérisé non relu

NEW-YORK — LES CIREURS DE SOULIERS

ils ont aussi le diner et l’école. Chaque enfant paie pour cela 5 ou 10 sous; comme ils ont bon cœur, souvent celui qui a eu meilleure récolte paie pour celui qui n’a rien gagné. Cela ne peut suffire, mais la charité fait le reste. Les Conférences ont confié cette œuvre au bon Père Droomgole qui l’a faite sienne: elle s’appelle S. Vincent’s Æome for boys, et a son Etablissement 53 Warren street. Trois cents enfants sont recueillis tous les soirs ; ils ont des couchettes superposées comme dans les bateaux à vapeur, mais le Père Droomgole a recueilli par des souseriptions d’un schelling par an, une somme d’environ 400 mille francs qui lui sert à construire en ce moment ume plus vaste maison où 500 enfants trouveront place.

Monsieur Jamme a voulu me faire connaître l’intérieur d’une famille américaine. Il m’a conduit chez lui, de l’autre eôté de la rade, à Staten-Island; c’est là qu’il s’est construit un joli chalet en bois comme on les a dans ce pays ; c’est le genre anglais, mais un peu modifié.

Les sous-sol sont supprimés; l’américaine, plus pratique, s’est vite aperçue que la surveillance des domestiques et du ménage est moins facile dans le sous-sol. Jai visité avec lui une maison en construetion ; le bois coûte iei moitié

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