FÉLICITÉ, MARIE, D'AULNAY
d'aulnay. Parole d'honneur, le spectacle étaitdélicieux... Vous êtes-vous amusée, belle Marie :'
marie. Oh ! oui, monsieur,., ce plaisir était tout-à-fait nouveau pour moi. (Elle été son chapeau et son châle.) Tenez, Félicité... Ah! vous allez éclairer monsieur, qui a pris la peine de me reconduire.
d'aulnay, à pari. Diable ! cela ne ferait pas mon compte. {Haut.) Mademoiselle ,
je vous demanderai la permission de me reposer un moment... je me sens un peu fatigué.
marie, à part. Il veut rester!... ses discours au spectacle étaient si singuliers !
d'aulnay. Félicité, laissez-nous , ma chère, rentrez dans votre chambre.
félicité, à part. Dans ma chambre, ça me serait difficile.
marie, à part. Pourquoi veut-il la renvoyer? (Haut.) Mais il n'est pas encore tard, et. . . Mon Dieu ! qu'avez-vous donc ce soir, Félicité... vous êtes pâle... vous semblez souffrante ?
félicité. Ah! mamselle ce n'est
rien... c'est comme ça — quand je suis à jeun.
d'aulnay. C'est le sommeil qui la gagne... allez vous reposer.
marie. Non, non, je pourrais encore avoir besoin d'elle. (À Félicité.) Vous viendrez si je vous appelle.
FÉLICITÉ. Oui , mamselle. ( D'Aulnay lui fait des signes.) Rentrons dans ma cuisine... Mon Dieu, qu'est-ce que le soldat veut donc faire ?
Elle rentre dans la cuisine.