‹ Le tourlourou, vaudeville en cinq actesChapitre 32 sur 43 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes , Mme DE BLAINVILLE , GASPARD.

Mme DE BLAINVILLE , entrant vivement en pariant à Gaspard qui la suit. Non, non, je

ne puis le croire cela ne saurait être.

Ainsi... c'est une imposture!...

Gaspard. Une imposture!... quand j' vous apporte c'te lettre...

marie. Que vois-je?... Gaspard ici!

Gaspard. Oui, petite!... oui, c'est moi!., qui étais reparti hier au soir pour le village et qui en suis revenu ce matin...

parce que, quand il s'agit de rendre service, faut pas être faignant.

Mme DEj BLAINVILLE, regardant la lettre qu'elle tient à la main. Cette lettre est bien de la duchesse... mais il me faut d'autres preuves...

d'aulnay. Qu'avez-vous , madame , comme vous semblez agitée!

marie. Cette lettre... est de ma mère !

Mme DE BLAINVILLE, d'un ton embarrassé.

Cette lettre. . . elle est de la duchesse. . . oui, mademoiselle; mais s'il me fallait en croire ce que je lis...

marie. Eh bien, madame?..

LE DOMESTIQUE, annonçant. Mme la duchesse de Walousky arrive... elle est au salon...

marie. Ma mère!...

Mme de blainville. Ah ! je vais lavoir. .. et de sa bouche je vais en lin savoir la vérité.

marie , voulant la suivre. Madame , me permettez- vous ?. . .

Mme DE blainville. Non, restez, mademoiselle, bientôt vous me reverrez !

marie, à part. Mon Dieu! de quel ton elle me parle à présent!

Gaspard, à part. Hum !...le vent commence à changer.

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