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Auvergnats sont ordinairement mauvaises, que nombre d'entr’eux vont travailler sur des chantiers français, avec des Italiens granuleux, ou en Espagne avec des Aragonais également granuleux, et reviennent passer l'hiver dans leurs foyers.
D'ailleurs, même à Paris, ces mêmes Auvergnats paraissent peu sujets au trachome et MM. Chevallereau et Valude n’ont pu observer aucun granuleux auvergnat pendant six mois, à la consultation des Quinze-Vingt, d'où semble-t-il, une véritable immunité pour ceux-ci.
À Paris, il est difficile de faire une étude bien nette. Beyer dans un article de la Revue Générale d'ophtalmologie publiée, il y a quelques années trouve le trachome plus fréquent chez les Sémites et a presque pu localiser une épidémie sur les Israélites d’origine polonaise (32 cassur 87).
Le Doctenr Morax a fait une statistique des granuleux à Lariboisière et à l'hôpital Rotschild où neuf sur dix des consultants sont des étrangers, le plus souvent des israélités russes réfugiés en France, en attendant la possibilité d’émigrer en Amérique ; leur nombre a été de 471 sur 46.470 consultants, soit une proportion de 1,4°/,.
Ces temps-ci, MM. Chantemesse et Valude attirent à nouveau l'attention sur les quartiers de Paris où logent les émigrants, en particulier sur les IV, XI et XII° arrondissements, et, disent-ils « il est urgent de prendre des mesures contre l’extensionde ce péril. »
(Emigrants et ophtalmie granuleuse, Ac. de Méd.
Av. 1909).
Dans l'Est de la France, touchant la frontière Suisse, aucune statistique n’a été publiée ; d'autre part nombre de malades vont se faire soigner en Suisse, et, eu égard à ce fait, nous pourrions nous rapporter aux statistiques faites à l'hôpital de Genève et à celles du D" Borrel de Neulchâtel. D’après elles, il n’y aurait pas de trachome dans le Jura, ni dans les Vosges, 0,10 °/,.
A Nancy, le D'Scapula, danssathèse 1903-04, signale une fréquence minime du trachome aux consultations, 0,42°/,.
À Reims, le D' Bourgeois n'a rencontré que G cas sur 32.000 malades vus en 14 ans.
Plus au Nord, à Lille, on noté des cas assez fréquents, sur des individus de race belge, mais le trachome y est peu virulent, bien souvent monoculaire ainsi que Duprey la bien montré.
Au Häâvre, le Docteur Dubarry trouve une proportion de 0,92°/, pour les années 1900-1910.
À peu près inconnu dans le Finistère et le Morbihan, il augmente légèrement à Mantes, pour arriver à sa plus haute fréquence dans le Midi de la France.
À Bordeaux, le trachome serait de fréquence relativement modérée dans la classe pauvre, d’après Lagrange (2,5°/), apanage surtout de la population scrofuleuse. Beaucoup plus rare dans la classe aisée que le Professeur Lagrange voit à son cabinet (0,82°/,).
A Perse 1 FAN