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cachets retrouvés dans notre ville, dont ils se servaient pour rappeler au public leurs noms et ceux des divers remèdes ou maladies oculaires, on rencontre chaque fois des formules, ou des noms de collyres, de pâtes contre les granulations, « ad asprit udines ».
Depuis lors, nous n’avons pas, malgré nos recherches, trouvé trace d’épidémies sérieuses affectant particulièrement notre région. Le trachome y est endémique, faiblement, c’est certain, mais avec des variations néanmoins sensibles, et avec, actuellement, une tendance manifeste à la régression.
Et cette question, éminemment sociale, doit nous inquiéter à juste raison.
En effet, notre cité, véritable lieu de passage pour tous étrangers venant des contrées orientales, et par conséquent suspects, est des mieux située pour Îa contagion. La nombreuse population italienne qu'elle comprend, ne pourrait, elle aussi, qu'en favoriser l'extension par sa fluctuation constante et son renouvellement incessant.
Aussi il parait des plus intéressants de nous: demander si le péril constaté tout récemment à Paris : par MM. Chantemesse et Valude, existe aussi chez nous.
Mieux que des mots, le parallèle entre nos résultats et ceux recueillis au eours des années précédentes dans cette même. clinique de l'Hôtel-Dieu, . nous montrera, de façon évidente, une régression itrès sensible des cas qui nous occupent.
Dans la thèse de Fougerousse, faite avec le Prolesseur Gayet, en 1887, nous trouvons un nombre