SCÈNE V LE COMTE, LA COMTESSE
LE COMTE
11 n'y a plus personne, Louise.
LA COMTESSE
Non, et c'est justement parce qu'il n'y a plus personne que je ne vois pas pourquoi vous m'appelez Louise.
LE COMTE
Quand je suis entré tout à l'heure... j'ai cru voir dans vos yeu.\ des larmes...
LA COMTESSE
Que vous importerait après tout ?
LE COMTE
Pardonnez-moi, madame... cela m'importe beaucoup... Que nous ne nous aimions pas, mon Dieu c'est un malheur... mais un malheur qui peut se tolérer... mais vous voir souffrir, vous voir pleurer...
N'est-ce que cela qui vous inquiète ? Je ne pleure plus... et si je souffre... le malheur qui me fait souffrir est, selon votre exprès^ sion, un malheur qui peut se tolérer... (On entend une voiture qui s'éluignc.) Tenez, les voilà partis!...
Elle va s'asseoir sur le canapé.
LE COMTE
C'est vrai, les voilà partis... qu'allons-nous faire maintenant?
LA COMTESSE
Mais nous allons faire... ce que nous faisions avant qu'ils fussent venus, ce que nous avons fait hier et les jours précédents... Oi!i est le livre que je lisais? il est là... bien! Je lirai ou je broderai.
* La comtesse, le comte.
** Le comte, la comtesse.
LE COMTE, all.'iiU à la cheminée *.
Et moi?
LA COMTESSE
Vous?
LE COMTE
Qu'est-ce que je ferai, moi ?
LA COMTESSE
Ce que vous voudrez, mon Dieu, ce que vous voudrez !
Entre Richanlin, il a réchiqiiicr sous le l)raB.