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Ton cavalier...
LE COMTE
Ah!...
KICHÂRDIN.
Trop tard... tu avais joué 1
LE COMTE
Eh ! mon Dieu, prends-le, ça m'est très indifférent.
RICHÂRDIN.
Ah ! ah! je crois hiea qu'aujourd'hui... qu'est-ce que tu fais là?
LE COMTE
.le prends ton fou.
RICHARDIN
Je n'avais pas joué... je tenais encore la pièce...
LE COMTE
Je croyais... pardon...
RICHARDIN
11 [allait me dire que tu me tendais un piège... au lieu de prendre un air bonasse... prends-le, ça m'est très indilTerent... .1 fMllait me dire : - Je te tends un piège.
LE COMTE
Je ne tends pas de piège... fais ce que tu voudras.
RICHARDIN
Gagner comme ça, ça n'est pas gagner !
LE CO.MTE.
Joue quelque chose, euJia !
UICHARbliN.
Je réfléchis !
LE COMTE
Ah ! (A^l^ès iivoir atuiidu.) lîéfléchis, 111011 aiui, réfléchis tant qu'il le plaira.
RICHARDIN
11 y a quelque chose à taire !... il y a quehjue chose à faire...
Le comte se lève, fait deux ou trois pas vers la comtesse, Louise se détourne, alors le comte s'arrête.
LE COMTE
Tu n'as pas joué encore ?
HICHÂRDIN.
Si fait ! si fait !
LE COMTE, reveuant à la table.
Tu y as mis le temps ?
RIGHAUUIiN.
Je comhine, moi, je comhine... je ne suis pas de ces gens qui, pour battre leur adversaire, comptent sur d'heureux hasards.
LE COMTE
C'est pour moi que tu dis ça?
Il joue debout, regardant toujours sa lemme. RICHARDIN, à pari.
Je vais le tenir. (Haut.) Joue... il y vient... (ii joue un coup et chantonne.) la, ta, ta, ta, ta...
Qu'est-ce que tu as?
RICHARDIN
Moi, rien, j'ai joué...
LE COMTE
II parait qu'il est beau, ce coup-là!