ACTE DEUXIÈME
LA COMTESSE
Et c'est?...
LE COMTE
Ferly m'a dit qu'il était absolument décidé à partir ce soie... savez-vous pourquoi il est absolument décidé...?
LE COMTESSE
Non.
LE COMTE
C'est parce que, en me voyant si heureux, il a peur de l'aiblir, et de se mettre à aimer sa femme...
Madeleine m'en a dit autant... en me parlant de mon bonheur à moi...
LE COMTE
Eu vérité? j.
LA COMTESSE
En vérité !
LE COMTE
Ainsi, en lespoussant un peul'un vers l'autre... ils s'aimeraient, ils seraient heureux... et pour les amener là, il sul'lirait de continuer à leur donner ce bon exemple que nous leur donnons depuis quelques heures... il suffirait de les garder ici un jour ou deux peut-être...
LA COMTESSE
Mais puisqu'ils sont décidés à partir... ;
LE COMTE
Bon... si nous étions bien décidés à les garder.
LA COMTESSE
Les garder?...
LE COMTE
Sinousles laissons partir, jamais peut-ètreune occasion pareille ne se présentera, il s'agit du bonheur ou du malheur de toute
RI CHARDIN, indigné.
Il était àMelun... « Et que je serai bien heureux le jour où je vous reverrai. »
MADELEINE, ropronant la lettre.
Pour cette dernière phrase, n'en parlons pas.
RICIIAUDIN.
C'est d'un plat !...
MADELEINE
Un homme qui écrit une pareille lettre n'aime pas...
RI CHARDIN
Il est incapa])le d'aimer.
MADELEINE
N'est-ce pas, mon oncle?...
Mais... si vous ne vous aimez pas... Pourquoi ne restez-vous pas ici?...
MADELEINE
Rester ici !
RICHARDIN
Oui, je ne vois aucun inconvénient quant à moi...
MADELEINE
Parce qu'en restant ici je continuerais à avoir sous les yeux \{' spectacle de leur amour.
RICHARDIN
Ah ! si ce n'est que...
LA COMTESSE, bas.
Mais... taisez-vous donc !
lUCII AliDIN, l,ns.
Pourquoi me taire?
l'arce qu'en la voyant si heureuse (Tainier... Ftmvie me viendrai! lieul-être de suivre son e\ein|de... de piirdoiiner.