‹ Le train n 6; drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 40 sur 137 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

MARIETTE, assise dans le fauteuil, ROUBTER.

ROUBIER (1), doucement en s'approchant, une tasse à la main.

Tu devrais te coucher, fillette?

MARIETTE (2)

Je me sens mieux ainsi, père I

no LE TRAIN N" 0

ROUBIER

Ne crains-tu pas d'attraper froid?

MARIETTE

Non!

Elle tousse péniblement.

ROUBIER

Tiens, tiens, mon enfant!... Bois un peu, ça te calmera!

MARIETTE, après avoir bu.

Merci, père!... Que tu es bon!... ça va mieux!

Elle toussa encore.

ROUBIER, à lui-même, en déposant la tasse snr le meuble du fond.

Ah! cette toux!... Elle me déchire la poitrine!

MARIETTE

Est-ce que le docteur ne viendra pas?

ROUBIER, retournant à elle, toujours au numéro 1. Demain, fillette ! demain, à la première heure! Il me l'a bien promis!

MARIETTE

Et... quand irons-nous dans ce pays... où ])rille continuellement le soleil?

ROUBIER

Bientôt!... Demain, peut-être!... (a part, douloureusement en passant lentement derrière le fauteuil.) Demain! MARIETTE (i).

Ah! père!... Il me semble que là, je ressusciterai !... Quand il fait un peu de soleil et que je m'assieds à la porte... je me sens revivre.

ROUBIER, se penchant sur elle et l'enlaçant, sa tête appuyée sur la sienne comme s'il la berçait.

Nous irons, mon enfant!... Nous irons, va... je te le

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