‹ Le train n 6; drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 64 sur 137 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LOUIS

Oui!

SOPHIE (I), aa-dessas du guéridon.

Eh bien, mais, d'ici là, est-ce qu'on n'peut pas s'confectionner une jolie p'tite p'iote ?,

LOUIS, haussant les épaules.

Ce notaire, scrupuleux, défend énergiquement les intérêts de sa cliente et, le moment venu, il épluchera mes comptes !

MICHEL

Il te l'a dit?

LOUIS

Ici même... il n'y a pa-; un quart d'heure !

Ça, c'est plus grave !

SOPHIE

J't'écoute I

MICHEL

Alors?

Alors, il m'était venu une idée.

MICHEL

Laquelle ?

LOUIS

Epouser Jeanne!

MICHEL, se levant et passant au numéro i. Tiens! Tiens!... Pas bête, ça ! Eh bien! épouse!

LOUtS.

Ah! tu crois que c'est facile, toi ?

8Î- r,E TRAIN N" 0

MICHEL

Dame...

LOUIS

Elle refuse!... Et je ne vois pas...

Quoi ?

LOUIS

Eh ! le moyen de la décider...

SOPHIE

A devenir votre femme?

LOUIS

Oui!

Eh ben! je l'vois, moi, l'moyen !

LOUIS

Vous?

SOPHIE

Moi, oui!

MICHEL, t'aisaiiL ijirouetter une clinisc et s'asseyant à cheval dessus; il est à gauche du guéridon, numéro \,

On d'mande à connaître!

SOPHIE, prés du guéridon, au-dessus de la chaise de droite.

Que diriez-vous si une puissance survenait soudain, auprès de mademoiselle Dubourg, contre laquelle rien ne saurait prévaloir?

MICHEL

Eh! cette puissance-là n'existe pas!

SOPHIE (2), s'asseyant.

Pourtant, t'as fait ton droit... comme tu m'I'as rabâché bien souvent?... T'es ferré sur l'papier timbré?

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